Former pour mieux gouverner : l’État burkinabè outille ses cadres pour une action publique plus efficace

Dans un contexte national marqué par des défis multidimensionnels, le gouvernement burkinabè mise sur la montée en compétences de ses cadres pour garantir une meilleure efficacité de l’action publique. Ce mardi 15 juillet, le top départ a été donné pour les sessions de formation 2025 sur le travail gouvernemental, à l’initiative du Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres.

L’année 2025 marque la 4e édition de cette session de formation des cadres des ministères et institutions publiques sur le travail gouvernemental. L’ouverture officielle de cette quatrième édition a été marquée par la présence du ministre d’État, ministre de la Défense et des anciens combattants, le général de brigade Célestin Simporé, qui a patronné la cérémonie. Il a salué cette initiative du Secrétaire général du gouvernement (SGG) qui, de ses dires, s’aligne sur les exigences de la gouvernance actuelle.

« Le travail gouvernemental, souvent perçu comme une activité menée par quelques technocrates, repose en réalité sur la contribution quotidienne, méthodique et structurée de tous les cadres de l’administration. Il implique la coordination entre ministères, la préparation des dossiers du Conseil des ministres, le suivi des décisions gouvernementales, la planification, la rédaction de rapports, de communications orales, de projets de textes et la gestion stratégique des priorités nationales », a souligné le Ministre Simporé, relevant dans cette lancée, la nécessité pour les acteurs chargés de l’organisation du travail gouvernemental de bien comprendre les règles, les procédures et les exigences liées à ce travail.

Le ministre d’État, ministre de la défense et des anciens combattants, général de brigade Célestin Simporé a invité les participants à faire preuve « d’assiduité et d’écoute active »

Au total, 200 cadres issus des ministères et institutions publiques prendront part à ces sessions, qui se déroulent en deux phases : la première a lieu du 15 au 17 juillet 2025, et la seconde se déroulera du 22 au 24 juillet 2025. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité des documents soumis au Conseil des ministres, tout en renforçant la rigueur, la cohérence et la réactivité dans le traitement des dossiers.

Dans son intervention, le Secrétaire général du Gouvernement et du Conseil des ministres, Ousmane Ouattara, président de la cérémonie, a rappelé les motivations profondes de cette formation. « Beaucoup de dossiers introduits pour adoption en Conseil des ministres comportent souvent des lacunes de fond et de forme entrainant souvent leur rejet », a-t-il déploré. À partir de ce constat, il a été décidé, depuis 2022, sous la houlette de Jacques Sosthène Dingara, ancien SGG, de changer la donne. Ce qui a suscité l’organisation de ces sessions de formation à l’endroit des cadres des institutions et ministères publiques en vue de renforcer leur capacité dans la rédaction des documents administratifs. Ces formations ont ainsi permis d’engranger des résultats positifs, permettant de faire baisser le taux de rejet des documents en conseil des ministres de 18 % à 8 % en trois ans.

Le secrétaire général du gouvernement et des conseils des ministres, Ousmane Ouattara déclinant les objectifs de cette formation

La présente formation couvre des modules variés qui aideront les participants à maîtriser les procédures du travail gouvernemental, l’usage des plateformes numériques (eCM, CIM, Légiburkina, etc.), la gouvernance de l’information et la gestion stratégique des priorités. Ces outils permettront aux participants d’aligner leurs pratiques sur les exigences d’un État moderne et réactif.

À travers cette démarche, le gouvernement veut impulser une culture administrative renouvelée, centrée sur la performance, la transparence, et surtout, sur la réponse aux besoins pressants des populations.

Une photo de famille a mis fin à la cérémonie d’ouverture de la session de formation

Cette formation offre aussi une occasion de créer des liens, souligne le ministre d’État. Il estime que les pauses entre les sessions permettront des échanges informels tout aussi enrichissants entre les participants que les présentations prévues. « Ces moments de partage peuvent donner naissance à des collaborations prometteuses et à des synergies d’actions », pense-t-il.

Après avoir félicité les organisateurs de cette présente session de formation, le général de brigade, Célestin Simporé a invité les participants à « faire preuve d’assiduité, d’écoute active, et à partager [leurs] expériences afin que cette formation soit enrichissante pour chacun ».

Espoir Info

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