AES/Souveraineté économique: Bassolma Bazié « félicite » le CNEI-BF

Le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, Bassolma Bazié, a « félicité », le mardi 17 mars 2026, le Conseil burkinabè de l’économie informelle (CNEI-BF), lors d’une conférence publique qu’il a animé à l’endroit des membres de l’association au CBC à Ouagadougou. Le thème de cette rencontre est : « Acteurs de l’économie informelle et engagement citoyen pour la RPP : quelles contributions à la souveraineté économique du Burkina Faso et dans l’espace AES ? ».

La salle de conférence du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) à Ouagadougou a refusé du monde le mardi 17 mars 2026. Les acteurs de l’économie informelle répondant à l’appel de leur association centrale, ne se sont pas faits prier pour remplir la salle de plus de 300 places assises pour écouter le message de leur « Général », le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, Bassolma Bazié, venu leur donner une communication sur la Révolution progressiste populaire (RPP), engagée par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

« J’ai félicité les acteurs de l’économie informelle parce qu’effectivement ils ont approché la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel pour venir échanger avec eux sur la contribution des acteurs de l’économie informelle dans cette lutte en cours pour la souveraineté économique de notre pays », a déclaré M. Bazié qui les appelle à s’organiser. « Ils l’ont fait déjà, ils sont pratiquement dans toutes les provinces, dans toutes les régions, ils sont en train de batailler pour être dans toutes les communes. Je tiens à les féliciter. De tels acteurs qui sont organisés, ils ont droit à la parole. Partout où les décisions se prennent, ils ont droit à la parole », a-t-il soutenu.

Bassolma Bazié a rappelé que depuis le 16 septembre 2023, à Bamako, l’AES a été mis en et le 6 juillet 2024, à Niamey, les dirigeants de l’organisation sous régionale ont mis en place la Confédération des Etats du Sahel pour amener les peuples à se battre pour leur souveraineté sous les plans politique, économique, sécuritaire et culturel. Selon le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel, si le Burkina Faso est dans une période de Révolution progressiste et populaire (RPP), il est nécessaire que l’ensemble des acteurs soient sainement informés afin que chacun puisse s’approprier de son rôle qui est un rôle de combat, de discipline, d’organisation, de sacrifice et de patriotisme.

C’est pourquoi, il a appelé les Serviteurs du Peuples, les fonctionnaires de façon générale et les autorités de façon spécifique, joué le rôle prépondérant qui est le leur. « Et ce rôle prépondérant, le chef de l’État l’a toujours rappelé. Tous ceux qui agissent au nom de l’État doivent être des acteurs d’exemple, des acteurs de promptitude, de disponibilité, de sacrifice, d’exemplarité mais aussi de transparence », a-t-il dit. « Si un acteur de l’économie informelle est engagé pour des papiers (en vue de se conformer à aux lois du pays), il veut passer dans un bureau et que toi, représentant de l’État au lieu que tu transpires la sûreté pour lui, tu transpires plutôt l’insécurité, tu saccages l’État », a-t-il fait comprendre, condamnant toutes les formes de corruption qui sape les efforts de l’Etat.

Il a salué l’engagement du CNEI-BF sur les plans économique, sécuritaire, culturel et a promis aux membres de l’association de travailler à ce qu’ils l’accompagnement et l’assistance des structures étatiques pour rentrer dans leurs droits et obtenir des avantages sur les préoccupations sociales et économiques. « L’Assurance maladie universelle a été mis en marche et donc il faut sensibiliser l’économie informelle et les acteurs pour qu’ils puissent avoir un minimum de couverture sociale et sanitaire. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) doit être également mise en branle pour que ceux qui ont la possibilité de cotiser pour préparer leur vieux jour le fassent. Il faut faciliter leur accès à un certain type d’accompagnement économique. S’ils ont besoin de papiers, il faut faire diligence pour qu’ils aient l’ensemble de ces papiers », a-t-il indiqué.

Le président du CNEI-BF, Salifou Nikièma, qui a chauffé la salle avec des slogans révolutionnaires pour dire « merci » à M. Bazié qui a toujours répondu aux sollicitations de membres de son organisation, a affirmé que l’économie informelle constitue de nos jours une « opportunité de saine occupation de notre jeunesse et de toute la population active dans un contexte de turbulences où le chômage et la pauvreté sont des terreaux fertiles au recrutement des groupes armés ».

L’économie informelle est source de création « d’emplois et de richesses dans la plupart des pays en développement comme c’est le cas au Burkina Faso où elle occupe 93,9% de la population active du pays selon l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) ». De ce fait, le secteur informel « est pour nous un secteur que les politiques de nos pays ne doivent ni négliger, ni délaisser, quand on mesure son importance en matière d’apaisement de notre climat social », a poursuivi M. Nikièma dont le discours a été lu par son représentant, Arouna Kaboré qui a justifié l’organisation de cette séance de sensibilisation.

Pour lui, la communication du « Général » va permettre renforcer la compréhension des acteurs du CNEI-BF, encourager leur contribution active, afin que chacun comprenne son rôle et sa responsabilité dans cette dynamique nationale actuelle. « La Révolution progressiste populaire nous invite à adopter des valeurs fortes : le travail bien fait, l’intégrité, la solidarité, le respect des règles et l’amour de la patrie ».

Cela signifie concrètement que dans les activités quotidiennes des membres du CNEI-BF, ils doivent « promouvoir l’honnêteté dans nos transactions ; refuser la fraude et les pratiques qui nuisent à notre économie ; maintenir l’ordre et la discipline dans nos espaces de travail et encourager la solidarité entre les acteurs économiques », a-t-il poursuivi le président Nikièma, estimant que « la RPP ne peut réussir sans l’engagement des millions de travailleurs de l’économie informelle qui constituent une force économique et sociale considérable dans notre pays ».

Par Espoir Info

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