Ouagadougou: ouverture de la première édition des 72 heures du CNEI-BF

Le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a ouvert les 72 heures du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF), le mardi 13 avril 2026, à Ouagadougou. Ce rendez-vous réunira, trois jours, les acteurs de l’économie informelle dans la capitale burkinabè autour du thème: « Défis sécuritaires et contributions fiscales dans un contexte de crise : quels apports du secteur informel ? ».

Plusieurs dizaines de membres du Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) ont été invités à Ouagadougou du mardi 14 au jeudi 16 avril 2026 pour prendre part à la première édition des 72 heures de la structure dont le lancement a été fait par le Représentant du chef du gouvernement, Mathias Traoré, ministre des Serviteurs du Peuple.

C’est dans une salle des conférences du Conseil burkinabè des Chargeurs (CBC) pleine à craquer que les autorités ont donné le top départ des activités de l’acte 1 des 72 heures du CNEI-BF visant à contribuer à la promotion et la formalisation du secteur informel à travers un cadre d’échanges, de sensibilisation, de valorisation des produits et services et de mobilisation des recettes.

Dans le message du Premier ministre délivré par le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, a rappelé que l’économie informelle représente l’un des secteurs pourvoyeur d’emplois au Burkina Faso. C’est pourquoi il a invité les membres du CNEI-BF à travailler à se formaliser pour bénéficier des avantages dont les offres bancaires, les garanties des assurances et autres, toute chose qui renforcera également leur crédibilité. Et, c’est en étant bien assis financièrement qu’ils contribueront considérablement en termes de recouvrement de taxe.

« Payer l’impôt, ce n’est pas une contrainte. C’est un acte de patriotisme. C’est ce qui permet de construire nos routes, d’équiper nos hôpitaux, de sécuriser notre territoire et de préparer l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré. Pour le Premier ministre, « rester dans l’informel n’est pas idéal, se formaliser, ce n’est pas perdre de sa liberté, c’est gagné en sécurité, en crédibilité et en opportunités », a-t-il soutenu.

Le parrain de l’activité, Roland Sow, Président de la Délégation Spéciale de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF) s’est honoré d’être associé à la première édition des 72 heures du CNEI-BF. Il a rassuré les acteurs de l’économie informelle que sa structure leur accorde une « grande importance ».

Il a signifié que l’économie informelle est confrontée de nos jours à des problèmes qui limitent ses performances économique, sociale et financière. « Les difficultés d’accès à la commande publique, les difficultés d’accès au financement, un tax de mortalité élevé des entreprises, des faiblesses managériales, la prédominance des pratiques informelles de gestion, l’absence de documents de reconnaissance administrative », ont été entre autres citées par M. Sow.

« L’économie informelle constitue de nos jours une opportunité de saine occupation de notre jeunesse et de toute la population active dans un contexte où le chômage et la pauvreté constituent des terreaux fertiles vers l’extrémisme violent », a déclaré le secrétaire général du CNEI-BF, Alexis Zongo qui a lu le discours du président de l’association, Salifou Nikièma.

L’économie informelle est source de création d’emplois et de richesses dans la plupart des pays en développement comme. « C’est le cas au Burkina Faso où elle occupe 93,9% de la population active du pays selon l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD) », a continué M. Zongo, estimant de ce fait, le secteur informel est un secteur que les politiques « ne doivent ni négliger, ni délaisser, quand on mesure son importance en matière d’apaisement de notre climat social ».

Durant les trois jours, les acteurs du CNEI-BF échangeront autour de leurs contributions fiscales. Ils seront sensibilisés aux avantages de la formalisation. En vue d’instaurer un climat de confiance entre les membres du CNEI-BF et la Brigade Laabal, il est prévu un match de football et des sorties de sensibilisation entre les acteurs des deux structures.

Les petits commerçants seront outillés sur la vulgarisation des bonnes pratiques en termes de lutte contre l’insécurité. Les participants feront aussi une sortie d’immersion patriotique à Faso Mêbo avant le dernier acte qui est là tenue de la première session de la conférence nationale.

En sus de toutes ces activités, les participants vendent des articles à la foire dressée à la Place de la Nation. La diversité des stands témoigne de la richesse des produits lors de la visite guidée des autorités.

Avant la cérémonie du lancement proprement dit, les acteurs de l’économie informelle ont procédé à un don de sang au profit des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) engagées au premier front pour la reconquête du territoire national en proie à des incursions terroristes.

Par Espoir Info

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