Après 47 ans de présence sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme, la Syrie bénéficie d’un nouvel assouplissement des mesures prises par Washington. Les États-Unis ont annoncé lundi 24 août 2026 le retrait de Damas de cette liste, selon plusieurs médias internationaux. Cette décision qui marque une nouvelle étape dans la levée progressive des sanctions visant la Syrie.
Le gouvernement américain avait annoncé début juillet son intention de retirer la Syrie de cette liste. La présence de la Syrie de cette liste limitait les investissements dans le pays. Il faut préciser que cette décision de Donald Trump intervient moins de deux ans après la chute du régime de Bachar al-Assad, en décembre 2024.
L’actuel président syrien Ahmad al-Charaa a salué cette décision ce mardi 25 août. Il estime que « la Syrie se débarrasse d’un lourd fardeau et tourne la page douloureuse de son passé » pour s’engager sur la voie du développement et de la reconstruction. Il a également adressé ses « vifs remerciements » au président américain Donald Trump ainsi qu’aux pays ayant soutenu la Syrie.
La décision américaine a également été saluée par la Turquie, pays voisin de la Syrie. Dans un communiqué, Ankara estime que cette mesure contribuera à « instaurer une sécurité et une stabilité durables dans le pays ».
Les États-Unis ont également retiré Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, de sa liste des principaux groupes et individus désignés comme « terroristes » (Specially Designated Global Terrorist). L’organisation islamiste avait été dirigée par Ahmad al-Charaa avant son accession à la présidence syrienne.
Ancienne branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé en 2016 sa rupture avec l’organisation jihadiste avant de prendre le nom de Hayat Tahrir al-Sham. Son retrait de certaines listes américaines s’inscrit ainsi dans le processus de normalisation engagé autour des nouvelles autorités syriennes.
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