Campagne agropastorale 2026-2027: visite des responsables du ministère dans la région des Tannounyan

Dans le cadre du suivi de la campagne agropastorale 2026-2027, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Gaoussou Sanou, représentant le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Commandant Ismaël SOMBIÉ, a effectué, ce lundi 12 octobre 2026, une visite de terrain dans la région des Tannounyan, notamment sur le site de la ferme fruitière de Yendere, dans la commune de Niangoloko, province de la Comoé.

Cette sortie a permis d’apprécier l’évolution de la campagne agropastorale, les résultats des appuis apportés aux producteurs et les avancées enregistrées dans la valorisation du potentiel agricole régional.

Présentant la situation régionale, le Directeur régional de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le Camarade Miyemba Souobou, a relevé une amélioration notable de la campagne en septembre, après une répartition spatio-temporelle particulièrement irrégulière des pluies en juillet et en août.

Cette reprise des précipitations a favorisé la relance des activités agricoles sur plusieurs sites. Au regard de la physionomie des cultures et des appuis apportés aux acteurs dans le cadre de l’« Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028 », les perspectives de récolte suscitent un réel espoir.

Pour soutenir cette dynamique, la région a bénéficié de 4 066 tonnes de fertilisants, de 2 850 tonnes de semences et de travaux de labour sur 2 000 hectares. Les éleveurs ont également reçu plus de 100 tonnes d’aliments pour bétail, tandis que des subventions ont été accordées aux promoteurs d’élevage pour renforcer leurs capacités de production.

Dans le domaine des aménagements agricoles, environ 1 800 hectares de périmètres irrigués sont entièrement emblavés et 8 166 hectares de bas-fonds aménagés sont en cours d’exploitation. Ces acquis contribuent à renforcer les capacités productives de la région et à consolider les bases de la souveraineté alimentaire.

L’accès à l’eau potable bénéficie également d’investissements importants. Pour 2026, les réalisations programmées comprennent 10 systèmes d’adduction d’eau potable (AEP), 20 mini-AEP et 120 pompes à motricité humaine (PMH), au bénéfice de plus de 90 000 personnes. En matière d’assainissement, environ 2 000 latrines et 39 ouvrages communautaires sont également en cours de réalisation avec l’appui des partenaires.

La visite de la ferme fruitière de Yendere a constitué un temps fort de la mission. D’une superficie de 548 hectares, ce site était autrefois caractérisé par une végétation dense et des vergers d’anacardiers vieillissants, peu productifs et difficilement exploitables, dans un contexte marqué par des tensions autour de son occupation.

Sa réquisition en décembre 2023, a marqué une étape importante dans la volonté des autorités de réorganiser l’exploitation de cet espace et de mettre son potentiel au service de l’intérêt général. Quatre coopératives ont été constituées pour structurer les producteurs, tandis que le site a été érigé en ferme fruitière et doté d’un dispositif d’appui-conseil.

Les interventions engagées en 2025 et renforcées en 2026, avec l’accompagnement de l’Agropôle de la Comoé, ont permis d’accélérer la remise en état du domaine. À ce jour, 235 hectares ont été entièrement réhabilités. Les anacardiers ont notamment bénéficié de travaux de taille destinés à favoriser leur régénération et leur retour à la production.

En attendant la reconstitution complète du couvert végétal, les producteurs valorisent les espaces disponibles à travers des cultures basses pratiquées entre les anacardiers. Cette approche permet de diversifier les productions, de mieux exploiter les terres et de générer des revenus au cours de la phase de réhabilitation.

Au-delà des travaux réalisés, la transformation du site porte une ambition économique et sociale : faire d’un espace autrefois sous-exploité un véritable bassin de production, capable de soutenir les activités des coopératives, de créer des opportunités d’emploi et de générer des richesses au bénéfice des populations riveraines.

À cette occasion, le Camarade Gaoussou Sanou a insisté sur la nécessité de faire de cette réorganisation foncière un levier de développement local. La valorisation du site doit se traduire par des résultats concrets pour les populations, notamment à travers l’accroissement de la production, la création d’emplois et l’amélioration des revenus. L’enjeu est donc de consolider les acquis, de renforcer l’implication des producteurs et d’assurer une exploitation durable et productive du domaine.

La mission a également permis de s’intéresser aux activités de l’Agropôle de la Comoé, notamment sur les sites de production en régie. Pour cette première campagne, la structure annonce une superficie globale de 115 hectares exploitée en collaboration avec les coopératives, avec des activités consacrées à la production de semences et de produits destinés à la consommation. Les principales spéculations sont le maïs, le soja, le sésame et le niébé.

Selon le directeur de l’Agropôle de la Comoé Karim Dao, les cultures présentent une évolution globalement satisfaisante. Le maïs approche de la maturité et les premières récoltes sont attendues dans environ deux semaines.

Ces performances attendues devraient contribuer à accroître la disponibilité des semences de qualité et à soutenir les producteurs dans les prochaines campagnes.

À travers le suivi de la campagne agropastorale et la visite des sites de production, le ministère réaffirme sa volonté de traduire les orientations gouvernementales en résultats tangibles sur le terrain. La réhabilitation de la ferme fruitière de Yendere, l’organisation des producteurs et l’accompagnement des initiatives agricoles témoignent de cette ambition.

L’objectif est clair : mobiliser les terres, les infrastructures et les compétences disponibles pour accroître la production nationale, renforcer la souveraineté alimentaire et faire de l’agriculture un véritable moteur de création d’emplois et de richesses.

Pour le Gouvernement, la valorisation du potentiel agropastoral ne saurait se limiter aux volumes produits. Elle doit également améliorer les conditions de vie des populations et ouvrir des perspectives économiques durables aux communautés bénéficiaires.

DCRP/MAERAH

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