Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO a pris part à la commémoration du 130e anniversaire de la résistance de Kiidiga, dans le Riungu de Boussouma, ce dimanche 18 octobre 2026, à Mané, province du Sandbondtenga, région des Koulsé. Il avait à ses côtés le Ministre de l’Enseignement secondaire, de la Formation professionnelle, et technique (Pr Moumouni ZOUNGRANA), Madame le Gouverneur de la région des Koulsé, (Bernadette ADENYO / SERME) et une forte délégation de notabilités coutumières.
A cette occasion, les invités et habitants de la localité et environnants ont eu droit à une conférence, animée entièrement en langue locale mooré par Harouna SAWADOGO, sur les acteurs et les manifestations de la Résistance d’octobre 1896, à Kiidiga (Mané), dans le Riungu de Boussouma. Il a rappelé la volonté des envahisseurs français de plier et détrôner les royaumes africains afin d’imposer des traités d’asservissement et de protectorat, sous la conduite des Lieutenants Paul Voulet et Julien Chanoine. C’est ainsi que le Riungu de Boussouma, sous l’autorité morale et politique du Dîma Naaba Koom (1890-1908), en alliance fraternelle avec le Moogho Naaba Wōbga de Ouagadougou, opposa un refus catégorique et intransigeant. La bataille de Kiidiga, à Mané, fut l’une des résistances, les plus farouches et sanglantes, que nos vaillants aïeux ont opposé à la pénétration coloniale.

Prenant la parole, le Ministre chargé de la Culture, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a magnifié la bravoure des guerriers du Kombéré de Mané, sous la conduite éclairée de notables intègres et du Kombéré Naaba Sinbdo, qui ne reculèrent pas d’un pouce, armés seulement de leurs sagaies, leurs arcs et leurs flèches. Le Ministre a poursuivi en saluant les différentes actions de sécurisation du territoire burkinabè par nos guerriers d’aujourd’hui, les Forces de défense et de sécurité et les Volontaires pour la défense de la Patrie, qui « deviennent les héritiers directs de Gnoudou, de Ra-sablega, du Dîma Naaba Koom et des combattants de Kiidiga ».

Enfin, le MCCAT a appelé la jeunesse et la population à redécouvrir leur histoire à travers un narratif débarrassé de tous mensonges et surtout à s’approprier les valeurs authentiques qui ont, autrefois, caractérisées nos ancêtres. Pour le MCCAT, il s’agit de restaurer la vérité historique, de donner à nos martyrs la place indélébile qu’ils méritent dans la conscience collective et d’utiliser leur exemple comme un catalyseur pour les combats du présent. C’est aussi l’un des combats que mène le Président du Faso, Chef de l’Etat, Capitaine Ibrahim TRAORÉ et son Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO.

Au delà de la bataille de Kiidiga, le Riungu de Boussouma compte d’autres hauts lieux et des faits de lutte anticoloniale : le champ de bataille de Baad-noogo et la grotte de Silmidougou, les figures immortelles de Gnoudou, de Ra-sablega et du Héros de Birigui, le martyre de l’héroïne anonyme de Birigui, la dimension spirituelle de Pousmiougou à Louda, l’incendie du Palais de Wayugya et la résilience du Dîma Naaba Koom.
DCRP/MCCAT


