Logements sociaux : le ministère de l’Urbanisme lance une opération exceptionnelle de régularisation

Le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat a engagé une vaste opération de régularisation à titre exceptionnel des sites accueillant des logements construits et attribués dans le cadre des anciens programmes publics de construction de logements. Cette initiative vise à résoudre un problème persistant : l’absence de titres d’occupation pour de nombreux bénéficiaires, plusieurs années après l’attribution de leurs habitations.

Lors d’une réunion de cadrage tenue ce vendredi, sous la présidence du chargé de missions, Appolinaire Compaoré, une commission ad’hoc a été mise en place. Elle regroupe différentes structures étatiques ainsi que la faîtière des établissements financiers et bancaires impliqués dans ces projets. L’objectif est de définir un cadre réglementaire exceptionnel permettant de sécuriser juridiquement les sites et de faciliter la délivrance des documents légaux aux bénéficiaires.

Au cours de la rencontre, les participants ont clarifié les attentes de la mission confiée à la commission, partagé les responsabilités et adopté une méthodologie de travail assortie d’un chronogramme précis. Ce dispositif permettra de traiter de façon harmonisée l’ensemble des cas sur le territoire national.

Cette opération vise, entre autres, à apurer le passif foncier accumulé sur les sites concernés et à prévenir les conflits et litiges qui en découlent. Elle s’inscrit également dans une volonté plus large d’améliorer la gouvernance foncière et de restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens.

Un problème ancien aux conséquences multiples

Depuis 2007, deux vastes programmes nationaux de construction de logements sociaux et économiques ont été déployés à travers le Burkina Faso, avec la réalisation de milliers de logements dans plusieurs villes, notamment à Bassinko, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Fada N’Gourma. Ces projets avaient pour ambition de répondre à la demande croissante en logements décents et abordables, dans un contexte de forte urbanisation et de croissance démographique.

Cependant, malgré ces efforts, un grand nombre de bénéficiaires n’ont jamais reçu de titres d’occupation ou de propriété. Cette situation a créé une insécurité foncière pour les occupants et freiné leur accès à des services essentiels comme l’eau, l’électricité ou encore le crédit bancaire. Elle a également alimenté des tensions sociales et des risques de contentieux.

En offrant un cadre légal exceptionnel, le ministère entend non seulement régulariser la situation des bénéficiaires actuels, mais aussi poser les bases d’une meilleure gestion des projets futurs. Cette démarche marque ainsi une étape importante dans la politique nationale de l’habitat et la sécurisation des droits fonciers urbains.

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