La coopération entre Le Mali et son voisin l’Algérie demeure toujours vivace. C’est ce qu’a fait comprendre le Premier ministre malien, le Général de division Abdoulaye Maïga,, jeudi 7 août à Bamako. Il a affirmé, en substance, qu’« il n’y a aucune rupture diplomatique » entre le Mali et l’Algérie.
Il a souligné que Bamako et Alger, liés par une frontière commune de plus de 1 300 kilomètres et une histoire partagée, affichent désormais une « convergence totale de vues » entre le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, et le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Selon le chef du gouvernement malien, cette convergence repose notamment sur des principes fondamentaux tels que le respect de la souveraineté des États et la non-ingérence dans les affaires intérieures. Abdoulaye Maïga a également insisté sur la volonté commune des deux pays d’œuvrer pour une région pacifiée et sécurisée, libérée du terrorisme, du néocolonialisme et de toute forme de prétention hégémonique.
Réagissant aux spéculations sur les relations entre Bamako et Alger, le Premier ministre a rappelé que « la diplomatie n’est pas un long fleuve tranquille ». Il a souligné que les diplomates ont avant tout pour mission de défendre les intérêts de leurs États, laissant entendre que les divergences passées ne remettent pas en cause les fondements de la coopération entre le Mali et l’Algérie.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué ces derniers mois par des tensions entre Bamako et Alger, notamment sur des questions de sécurité, de souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures.
À Alger, aucune réaction officielle n’a, pour l’heure, été enregistrée à la suite des déclarations du Premier ministre malien.
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