Un scandale d’homosexualité secoue actuellement le monde du showbiz sénégalais. Des artistes, animateurs média, etc., membres d’un vaste de réseau d’homosexualité, mis aux arrêts et placés en garde à vue.
La Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a placé en garde à vue, du 4 au 6 février 2026, douze personnes présentées comme des présumés homosexuels, dont l’animateur Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé, pour des faits d’association de malfaiteurs, actes contre nature, mise en danger de la vie d’autrui et transmission volontaire du VIH/sida pour rapport sexuel non protégés, selon Seneweb et Senenews. Selon les mêmes sources, l’animateur a été dénoncé par un autre mis en cause et a reconnu les faits lors de son audition.
Parmi les personnes arrêtées, sept sont séropositives. Cette affaire a rapidement suscité des réactions dans l’opinion publique. Parmi elles, celle du vice-président de l’ONG Jamra, Mame Mactar Guèye, qui s’est exprimé au micro de Feeling Dakar. « Leur dossier est encore plus grave parce que parmi les douze personnes arrêtés, sept ont le VIH/Sida. C’est ce que le code pénal appelle la mise en danger de la vie d’autrui » , a déclaré Mame Mactar Guèye, cité par Senenews.
Au Sénégal, l’homosexualité n’est pas explicitement nommée dans la loi, mais l’article 319, alinéa 3 du Code pénal prévoit que « quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs CFA », des peines qui s’appliquent avec la plus grande rigueur si l’acte est commis avec un mineur de moins de 21 ans. Cet article sert de base à la répression des relations sexuelles entre personnes de même sexe.
Dans l’espace public sénégalais, l’homosexualité suscite de vifs débats. En 2021, des manifestations ont rassemblé des milliers de personnes à Dakar pour exiger un durcissement des sanctions contre les relations homosexuelles, avec des slogans tels que « Non à l’homosexualité », sous l’impulsion du collectif And Samm Jikko Yi, malgré le rejet par l’Assemblée nationale d’un projet de loi visant à renforcer les peines existantes.
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