Suspendu à titre conservatoire de ses fonctions au sein du Conseil d’orientation du Comité international mémorial Thomas Sankara (CIMTS), Samdpawendé Ouédraogo a réagi à la décision dans une mise au point publiée après le communiqué de l’organisation.
Sur sa page Facebook, il explique que la polémique est née du partage, sur les réseaux sociaux, d’une publication consacrée à une interview de l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida dans le journal Courrier confidentiel.
Dans sa réaction, Samdpawendé Ouédraogo affirme vouloir avant tout dissiper la confusion autour de sa démarche. « Le fait d’avoir partagé une publication ne signifie ni que j’en suis l’auteur, ni que j’en approuve nécessairement chaque propos », se défend-t-il, estimant qu’un simple partage ne saurait suffire à lui attribuer les propos ou les intentions contenus dans la publication relayée.
La publication en question renvoie notamment à la seconde partie de l’entretien accordé par Yacouba Isaac Zida à Courrier confidentiel, dans laquelle l’ancien Premier ministre aborde plusieurs sujets liés à la situation politique et institutionnelle du Burkina Faso.
« Je demeure attaché à mes convictions… »
Samdpawendé Ouédraogo indique que les réactions suscitées par son partage l’ont conduit à prendre la parole, notamment pour rassurer ceux qui s’interrogeaient sur sa position.
« Je demeure attaché à mes convictions, à mes engagements et à la défense des valeurs auxquelles je crois », assure-t-il, avant d’ajouter : « Ceux qui me connaissent savent que mes actes et mes engagements doivent être appréciés dans leur ensemble, et non à partir d’un simple partage sur les réseaux sociaux. »
Cette mise au point intervient alors que le CIMTS a justifié sa suspension par des publications et prises de position publiques répétées ayant, selon l’organisation, suscité des réactions et une confusion quant à leur éventuelle assimilation aux positions du Comité. Le CIMTS avait précisé que les opinions exprimées à titre personnel par ses membres n’engagent pas l’organisation.
Pour sa part, Samdpawendé Ouédraogo appelle ses camarades et amis à garder leur sérénité. Il dit également faire confiance aux « révolutionnaires sincères » ainsi qu’aux services compétents, qu’il invite à accomplir leur mission « avec responsabilité et indépendance, dans le respect des procédures et des faits ».
Pas de polémique, dit-il, en sus.
En effet, le responsable suspendu dit ne pas vouloir entrer dans une confrontation publique autour de cette affaire. « Je ne souhaite ni polémiquer, ni répondre aux attaques personnelles », affirme-t-il.
Il estime que la suite de la procédure permettra de clarifier les faits. « Le temps, les faits et le travail des services compétents permettront à chacun de comprendre ce qui relève de la réalité et ce qui relève de la spéculation », soutient-il.
Pour rappel, le dossier de Samdpawendé Ouédraogo doit en effet être examiné par le Comité de contrôle et de discipline interne (CCDI) du CIMTS. Dans son communiqué, le Comité précise que la suspension est une mesure conservatoire et qu’elle ne préjuge ni des conclusions de l’instruction ni de la décision définitive.
En attendant l’issue de cette procédure, Samdpawendé Ouédraogo réaffirme ainsi son attachement à ses convictions et à ses engagements. Il conclut sa mise au point par la devise : « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! »
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