Burkina: Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo appelle au « respect » et à « l’acceptation » mutuels pour la paix

Le premier responsable de la Communauté musulmane Soufi Internationale, le Guide spirituel Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo, a appelé les Burkinabè, notamment les organisations de confession religieuse et coutumière, à s’accepter mutuellement, au cours d’une cérémonie de commémoration du Maouloud, jour de naissance du prophète de l’islam, Mohamed. Plusieurs centaines de fidèles musulmans venus d’autres pays et de l’intérieur du Burkina Faso, ainsi que des représentants d’autres structures religieuse et gouvernementale, ont pris part, dans la nuit du samedi 1er novembre 2025, à Tanghin, à Ouagadougou, à ce grand rassemblement riche en prières et invocations, visant à raffermir la paix et la cohésion sociale entre les populations.

Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le Burkina Faso, Mali et Niger, sont fortement éprouvés par des attaques de groupes armés terroristes il y a au moins une dizaine d’année. Au constat, cela met à mal la paix et la cohésion sociale qui existait entre les différentes communautés de ces pays. En bon visionnaire, le Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo, prônait déjà depuis des années, les messages de rassemblement, de rapprochement et d’unité en vue d’une paix durable.

Dans cette lancée, la Communauté Internationale des Soufis (CIS), une organisation musulmane dont le leader est le Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo, a célébré, dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 novembre 2025, la naissance du Prophète Mohamed (Paix et Salut sur lui, PSL), à Ouagadougou, à Tanghin. Le thème de cette cérémonie dont les moments forts ont été riches en lecture du Coran, prières, invocations, prêches, bénédictions et témoignages poignants, est: « L’acceptation de l’autre et le respect mutuel : facteur de cohésion sociale et de paix durable ».

La CIS, en effet, n’a pas dérogé à la règle salutaire de célébrer le Maouloud avec déférence et faste. Plusieurs délégations venues de l’extérieur comme le Ghana, la Guinée, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Togo, la France, etc, les fidèles musulmans ont répondu à l’appel de l’organisation du guide spirituel, Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo, chantre de la paix, de la cohésion sociale et du bon vivre ensemble. Pour le guide spirituel qui fait parler de lui à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, il n’y a point de développement sans une paix véritable caractérisée par une union forte des fils et filles du pays.

Selon le guide spirituel, Cheikh Moaze Ouédraogo, la paix est une quête permanente qui incombe tout le monde. « Une seule communauté ne peut pas faire la paix », a-t-il dit, s’interrogeant : « comment nous pouvons faire la paix sans s’accepter mutuellement ? ». Pour lui, il y a des conditions pour la paix et pour cela il faut que les uns et les autres acceptent. Son ambition, c’est d’œuvrer pour qu’il y ait partout la paix : « dans les cours, dans les quartiers, dans les pays et partout dans le monde. C’est pour cela je dis, la paix partout et pour tous », a-t-il soutenu.

Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo s’est dit convaincu que si les guides spirituels partout dans le monde s’investissent beaucoup dans la recherche de la paix, l’humanité ira mieux car chaque dirigeant quel que soit son bord à un guide spirituel qu’il respecte et écoute ses conseils. « C’est difficile qu’ils (dirigeants) viennent devant leur guide spirituel et mentir. Et ce que les guides spirituels disent à leurs disciples, en général, ils les pratiquent à la lettre », a-t-il martelé, rappelant qu’il a récemment animé une conférence en France devant une vingtaine de prêtres. Et, c’est tout naturellement que le sujet justement portait sur la tolérance religieuse et de l’acceptation du prochain. Il a été même rencontré l’évêque Dominique à la cathédrale à Créteil pour plaider pour le changement d’un monde plus apaisé.

Le représentant du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le chargé de mission, Harouna Sana, a souligné la soirée de la CIS aborde « un thème d’actualité, essentiel », à savoir la cohésion sociale, donc, la paix. « L’acceptation de l’autre est le commencement de toute chose pour aller vers la paix. Tant que nous n’allons pas nous accepter, il va être difficile d’aller vers la paix », s’est-il exprimé.

A leur tour, les représentants des autres confessions religieuse et coutumières, ont salué la perspicacité de la vision portée par le Cheikh Soufi Moaze Ouédraogo. Ils ont dit être venus exprimer tout leur solidarité à la communauté Soufi pour son initiative noble.

Plusieurs délégations venues de divers horizons, dirigés par de grands guides spirituels ont prié pour la paix dans l’espace AES et partout dans le monde entier. Il faut noter que le plus Grand Cheick de la communauté tijdanite du Ghana est venu avec une forte délégation de plus de 100 fidèles.

Par Espoir Info

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