Le recteur du Sanctuaire de Yagma, Monsieur l’abbé Jules Pascal Zabré, s’est prononcé, le vendredi 5 décembre 2025, à Ouagadougou, lors du congrès marial national du Burkina, sur les raisons probables pour lesquelles le Souverain pontife, Léon XIV, de retour de Beyrouth à bord de son avion papal, la semaine dernière, a dit vouloir se rendre, en 2026, en Algérie dans le cadre d’une visite en Afrique. Un premier voyage dédié en effet en terre africain au monde arabo-musulman, une décision qui est en droite ligne avec la mission première de l’Eglise, selon le recteur.
« J’espère faire un voyage en Afrique. C’est confirmé. Personnellement, j’espère aller en Algérie pour visiter les lieux qui ont marqués la vie de Saint Augustin mais aussi pour poursuivre le dialogue et créer des ponts entre le monde chrétien et le monde musulman », a déclaré, la semaine dernière, le chef de l’Eglise, Pape Léon XIV.
Interrogé, lors d’une conférence de presse, a bord de son avion qui le ramenait du Liban, le successeur de pape François, par cette volonté, n’a fait que réitérer « la nature missionnaire » de l’Eglise, selon le recteur du Sanctuaire de Yagma, Père Jules Pascal Zabré.
« En parlant du rapprochement Chrétiens-catholique et Musulmans (sur le thème de ce présent congrès sur la personne de Marie), c’est une grande parenthèse qu’on ouvre en effet. Je vais remonter plus loin que les années 1980 même si effectivement à ces périodes, le Pape Jean Paul II avait une insistance sur les rapports entre le monde musulman et le monde chrétien-catholique. C’est au-delà de cette date (en réalité). Parce que l’Eglise en elle-même est de nature missionnaire. (…) L’Eglise catholique a un message à apporter au monde. L’Eglise catholique a une bonne nouvelle à annoncer au monde: c’est la nouvelle de Jésus-Christ sauveur du monde », a, d’emblée, expliqué le responsable religieux qui répondait en effet, à Espoir Info, sur la question à savoir pourquoi le Saint-Siège à toujours œuvrer pour un dialogue inter-religieux notamment entre l’Islam et le Christianisme.
Il a poursuivi son explication en montrant l’importance du rapprochement, de cette ouverture de l’Eglise envers le monde musulman symbolisé d’abord par l’unité de l’Eglise. « Au rang des déclarations, je voudrais citer la « Nosra ait atee » qui a été une déclaration encourageant les Chrétiens à dialoguer avec les Musulmans particulièrement. C’est une nécessite donc que l’Eglise à trouver pour composer avec ce monde en face de qui, du reste, participe aussi de sa projection. Parce qu’elle est de nature missionnaire. D’où le dialogue inter-religieux, une pastorale essentielle dans l’Eglise », a-t-il signifié.
Se prononçant sur le thème central du premier congrès marial national de Ouagadougou qui se tient à présent, libellé fort parlant tant pour l’Evangile que pour le Coran, le saint-homme est revenu sur la conception qu’on a de la Pieuse-Marie dans le milieu chrétien.
Marie, « l’Église l’appelle Theotokos: la Mère-de-Dieu. A partir de cela, nous pouvons comprendre les autres privilèges: son Immaculée conception, sa Virginité perpétuelle, son Assomption. C’est pour nous vraiment quelque chose de très important, de très fort », a conclu le recteur du Sanctuaire de Yagma, Père Jules Pascal Zabré.
Pour rappel, Marie, l’une des figures centrales du Christianisme dans la Bible, est la mère de Jésus. Elle est décrite, selon les Évangiles de Luc et Matthieu, comme étant une vierge choisie par Dieu pour concevoir Jésus via l’Esprit Saint.
Dans le Coran, Livre-Saint de l’Islam, Maryam (ou Marie) en arabe, est connue comme une figure très respectée et considérée. Elle est perçue en modèle de pureté, de piété et de dévotion pour tous les mahométans. Mieux, elle est la seule et unique femme nommément citée dans le Saint-Coran, le chapitre (sourate) 19. Elle est la Mère de (Īsā, arabe), Jésus.
Par Espoir Info


