WAABO: la 2e édition annoncée du 30 janvier au 1er février prochain

Les responsables du projet culturel « WAABO » ont annoncé que la deuxième édition de l’évènement se tiendra du 30 janvier au 1 février 2026 au Musée national à Ouagadougou. Les grandes articulations de l’activité ont été déclinées aux hommes et femmes de médias lors d’une conférence de presse animée le jeudi 15 janvier à l’espace écotouristique Komi où les acteurs culturels et des partenaires de l’activité ont fortement pris part.

Le Burkina Faso traverse une situation sécuritaire difficile il y a une dizaine d’années maintenant. En plus des forces combattantes qui mènent le front du combat sur les théâtres d’opérations militaires, les acteurs culturels majeurs, jouent également leur partition en usant d’ingéniosité au regard du contexte qui rime avec manque de soutien, pour organiser des activités pour montrer que le pays des Hommes intègres ne courbera jamais l’échine. Font partie de ces évènements culturels importants, WAABO dont la première édition tenue l’année dernière a connu un franc succès.

Dans cette lancée, les promoteurs de « WAABO » ont remis les couverts pour offrir au public une deuxième édition encore plus éclatante. Le jeudi 15 janvier 2026, ils ont animé, à Ouagadougou, une conférence de presse, pour annoncer la tenue de la deuxième édition qui se déroulera du 30 janvier au 1er février prochain au Musée national. Un peu plus d’une heure, les conférenciers ont présenté les grandes lignes de l’activité mettant la culture au cœur du vivre-ensemble qui se tiendra du 30 janvier au 1er février prochain. WAABO est un rendez-vous culturel dédié à la valorisation du patrimoine burkinabè et à l’expression de la jeunesse créative. C’est une dynamique de promotion des arts, de transmission des savoirs endogènes et de structuration des industries culturelles et créatives.

« Aziz la Merveille » recherche 128 millions pour organiser WAABO acte 2

L’organisation de la deuxième édition de Waabo a un budget estimatif de près de 130 millions francs CFA (128 millions précisément), selon son promoteur, Abdoul Aziz Tiemtoré plus connu dans le milieu du showbiz par le pseudonyme « Aziz la Merveille ». Même s’il n’a pas révélé ce qu’il dispose pour le moment, M. Tiemtoré a affirmé que l’évènement se fera avec ce que le comité d’organisation aura comme rentrée d’argent.

Mais, a-t-il rassuré tout souriant, « la deuxième édition va être encore plus waouh » au regard de l’engagement de son équipe, dévouée pour le rayonnement de la culture burkinabè. Il a rappelé en effet le thème de l’acte 2 de Waabo qui est:  « Burkina, Iwili, Yiki, Ummah ! » ; leur mot d’ordre évoquant un Burkina Faso qui reste résilient, débout. Ce sujet « veut insister sur le fait que le secteur culturel n’est pas qu’esthétique ou divertissant », a ajouté Aziz la Merveille pour qui il participe également « aux dynamiques de résistance, d’économie, de reconstruction et de rayonnement au-delà de la dimension artistique ».

Des changements majeurs à la deuxième édition de Waabo

L’initiateur de WAABO s’est plus attardé sur les changements majeurs de cette édition. Déjà il a signalé la tenue de la conférence de presse délocalisée au centre écotouristique chez Komi à Karpala. « Il y a un esprit derrière. C’est un centre écotouristique qui rentre dans les objectifs de Waabo », a-t-il dit, invitant le public à y faire un tour pour se « détendre » et « découvrir le Burkina Faso ». Deuxième élément majeur d’innovation, il a souligné qu’en plus du semi-live sur la grande scène « Waabo Place », il y aura cette année des prestations live. Il y a aussi l’intégration d’un concours culinaire autour des savoirs de du terroir national où des jeunes filles et des jeunes garçons sont invités à venir et montrer ce qu’ils savent faire en termes de mets locaux. Il a précisé que c’est un concours, une sorte de formation ou des prix seront définis pour récompenser les meilleurs.

Les changements cette année intègrent aussi une formation en Kôkô Dunda et du Bogolan qui va être offerte à des veuves des hommes des Forces de défense et de sécurité (FDS). Cette année, le concours de danse et le concours de DJ sera ouvert. « L’année passée, nous avons fait ça de façon restreinte pour que les gens épousent l’idée de Waabo. Il y a jusqu’à quatre équipes de Bobo-Dioulasso qui participent au concours de danse.

Il y a des équipes aussi de Koudougou, d’un peu partout. Ils vont participer aux deux concours que nous avons sur Waabo », a fait savoir le promoteur. Au-delà de ça aussi, il y a l’extension de l’événement sur trois jours. « Les gens se sont plaints l’année car le temps même de se rendre compte de l’évènement, Waabo était déjà fini. C’est pénible pour nous, c’est coûteux mais on a essayé de l’allonger à trois jours cette édition », a-t-il laissé entendre.

Autre innovation, pour le Waabo acte 2, les organisateurs vont demander une contribution financière aux festivaliers. « Nous, on appelle ça un Pass culturel qui coutera juste 500 francs à l’entrée pour pouvoir nous aider aussi à supporter nos charges. L’année passée, tout était pratiquement gratuit ». Autre élément majeur aussi, « c’est la création d’un spectacle inaugural. Vous allez vivre du spectacle, vous allez vivre une autre manière de faire une cérémonie d’ouverture. Ça, on vous le promet », a-t-il lancé, ajoutant le dernier élément de changement qui intègre la promotion du tourisme. « Sur place, nous aurons une immersion plutôt virtuelle dans les sites touristiques du Burkina Faso avec Faso Tourism ».

Une programmation artistique alléchante

Comme l’édition précédente, il est prévu une programmation artistique riche en diversité. « On va me critiquer, on va m’insulter, on va me lancer des piques, mais on a essayé de faire ce qu’on peut. Transmettez le message, ce n’est pas Aziz qui décide. Il y a tout un comité derrière Waabo et chacun a son compartiment », a-t-il lancé à son auditoire accueilli dans un cadre original.

Les artistes programmés sur Waabo Place sont entre autres Smarty, Kayawoto, Reman, Tanya, les Masques de Gossina, Audrey, Young Ced, Franky FP, Fighty Baby, Desko Premier et Marie Gayeri, a révélé Aziz la Merveille. A côté de la grande scène, il y a Waabo Reem, où il est admis des souvent des playbacks pour faire émerger la jeune génération.

Quatre grands visages de WAABO présentés

La Présidente du comité d’organisation (PCO), Yacine Zétiyenga a indiqué que le premier visage de l’activité « Waabo Place », est une grande scène de concert, de différentes performances pour pouvoir rassembler le public autour de la musique et du spectacle vivant. Le deuxième grand visage est le « Waabo Reem », un espace de découverte et d’expression où « nous aurons beaucoup de concours de DJ, danse, prestations artistiques, play-back, de défilé des ethnies, etc », a-t-elle fait noté. Également Waabo Reem ça sera le marché des créateurs pour valoriser le savoir-faire burkinabè. « Cela va créer de nombreuses opportunités économiques pour les créateurs et les créatrices. Donc, c’est l’espace où il y aura les différents stands d’exposition », a-t-elle pousuivi.

Ensuite, « nous aurons le Waabo Kamba qui est un espace exclusivement dédié aux plus petits afin de créer un cadre d’éveil culturel et ludique pour les plus jeunes et pouvoir les transmettre les valeurs culturelles dans un cadre ludique et instructif », a déclaré madame Zétiyenga qui a communiqué sur le dernier visage, le Waabo Academy, une plateforme d’échanges où il y aura des formations, des panels, des éveils culturels dédiés aux industries culturelles et créatives à l’entrepreneuriat culturel également. Elle a affirmé qu’il aura trois grands thèmes qui seront abordés dans le Waabo Academy.

Des thèmes profonds pour répondre à des questionnements du moment

Le premier thème va concerner les métiers de l’art au Burkina Faso: vocation ou business. « Il va comporter plusieurs sous-thèmes notamment les différents modèles économiques des évènements culturels, les opportunités limite de la monétisation pour les artistes, la professionnalisation des artistes et la gestion de leur carrière, communication, réseaux, etc ». Le deuxième grand thème intitulé : « Savoir d’où l’on vient pour savoir où aller » comporte aussi plusieurs sous-thèmes traitant du déracinement culturel. « Comment sauvegarder notre héritage culturel face à la mondialisation et au numérique », a-t-elle questionné.

Le dernier grand thème dénommé: « Comprendre ses droits et devoirs » vise les domaines de la musique, de la danse, de l’écriture et du spectacle vivant à l’ère du digital. Comme sous thèmes, il y aura « la propriété intellectuelle et la protection des œuvres, la monétisation des créateurs dans l’univers numérique, l’éducation et responsabilité entre créateurs, droits et devoirs des promoteurs culturels », a soutenu la PCO qui a précisé qu’il y aura trois types de stand dont celui dédié à la gastronomie qui coûtera 150.000 FCFA les trois jours. Les stands des projets d’arts culturels seront livrés à « 75.000 F et pour les entreprises qui souhaitent avoir une grande vitrine de promotion, de visibilité le stand est estimé à 500.000 FCFA ».

L’Honorable Juliette Congo, une personnalité culturelle qui n’est plus à présenter a comme l’année passée accepté de soutenir les promoteurs de WAABO. Elle montré l’importance de tenir un tel évènement dans le contexte actuel du Burkina Faso. C’est fort logiquement qu’elle a félicité Aziz la Merveille qu’elle appelle affectueusement mon « fils » pour sa « belle vision ». Elle a par ailleurs exprimé sa « fierté » d’être aux côtés de WAABO pour la valorisation du patrimoine culturel.

Par Espoir Info

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici
Captcha verification failed!
Le score de l'utilisateur captcha a échoué. Contactez nous s'il vous plait!

Publicite

spot_img

Publicite

spot_img
Sur le même sujet

Assassinat de Viviane Yolande Compaoré : un suspect de 26 ans, parent éloigné de la victime interpellé

La Police nationale a présenté les conclusions de l’enquête...

Sandbondtenga : 12 morts et 73 blessés dans deux accidents de circulation sur la RN3

Deux graves accidents de la circulation ont coûté la...

Burkina : Une coalition condamne l’arrestation de Nicolás Maduro et réclame sa libération

Le Groupe de solidarité au Burkina Faso, une coalition...

Koubri: l’ONC-AC agit contre les morcellements illégaux à Ouidtenga

(Ouagadougou, 15 janvier 2026) Les agents de l’Antenne Régionale...