Le Ministère de la Santé, à travers le Programme national de lutte contre le cancer (PNLC), avec l’appui de ses partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la santé (OMS), organise du 27 au 29 janvier 2026 à Ouagadougou un atelier consacré à la validation des protocoles nationaux de prise en charge des cancers du col de l’utérus et du sein.
Placée sous la présidence du Dr Harouna Sanon, médecin de santé publique, cette rencontre s’inscrit dans le cadre global de la lutte contre les Maladies non transmissibles (MNT), en particulier les pathologies cancéreuses. Elle vise à doter le Burkina Faso de référentiels nationaux harmonisés, afin d’assurer une prise en charge efficace, coordonnée et standardisée de ces deux types de cancers.
À l’ouverture des travaux, le Coordonnateur du Programme national de lutte contre le cancer, le Pr Nayi Zongo, a rappelé que les cancers du sein et du col de l’utérus constituent les cancers féminins les plus fréquents au Burkina Faso et figurent parmi les principales causes de mortalité liée au cancer. Cette situation, a-t-il expliqué, justifie les importants efforts consentis par l’État, notamment le déploiement de cliniques mobiles, la gratuité de la radiothérapie, la forte subvention de la prise en charge chirurgicale, ainsi que l’administration de la chimiothérapie dans les hôpitaux publics.

Au regard de ces investissements, le coordonnateur du PNLC a souligné la nécessité pour les professionnels de santé de « parler un même langage », d’où l’élaboration de directives nationales en matière de prévention et de prise en charge des cancers. Il a précisé que la mise en œuvre effective de ces protocoles au sein des structures sanitaires requiert leur validation officielle, objet du présent atelier.
À son tour, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Laurent Moyenga, a relevé que l’épidémiologie des maladies non transmissibles tend aujourd’hui à supplanter celle des maladies transmissibles, désormais mieux connues et maîtrisées. Dans ce contexte de transition épidémiologique, il a insisté sur l’impérieuse nécessité de renforcer les actions de lutte contre ces affections.
Il a salué l’initiative du ministère de la Santé, estimant que cette rencontre permettra d’harmoniser les connaissances des différents acteurs et de disposer d’un document de référence commun pour une meilleure prise en charge des patients atteints de cancer. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’OMS à accompagner le ministère de la Santé dans cette lutte, en tant que partenaire technique et financier.

Durant trois jours, les participants issus des structures du ministère de la Santé, des sociétés savantes, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile examineront et valideront les protocoles nationaux de prise en charge des cancers du col de l’utérus et du sein.
Source: DCRP/MS
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