Les autorités américaines ont expulsé vers le Burkina Faso, le 22 avril 2026, Zakaria Songotoua, ancien membre du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), condamné dans le cadre du coup d’État manqué du 16 septembre 2015. Selon l’ICE, l’homme de 40 ans faisait l’objet d’une décision d’expulsion définitive rendue par un juge de l’immigration américain.
D’après les autorités américaines, Zakaria Songotoua avait fui le Burkina Faso avant son procès. Il a toutefois été jugé par contumace et condamné à 30 ans de prison pour « meurtre », « voies de fait » et « atteinte à la sûreté de l’État » en lien avec la tentative de putsch de septembre 2015.
Dans une déclaration, Kenneth Genalo, directeur du bureau new-yorkais des opérations d’application de la loi et d’expulsion de l’ICE, a estimé que le rôle de l’ex-soldat « dans la tentative violente de renversement du gouvernement burkinabè en 2015 » démontrait « un grave mépris pour la vie humaine et l’état de droit ». Il a également affirmé que les personnes impliquées dans de tels actes « n’ont pas leur place aux États-Unis ».
Le putsch du 16 septembre 2015, conduit par des éléments de l’ex-RSP, avait fait plusieurs morts et des centaines de blessés à Ouagadougou, après la séquestration des autorités de la Transition, dont Michel Kafando, président de la Transition et Yagouba Isaac Zida, premier ministre de ladite transition, également ancien membre du RSP.
Le général Gilbert Diendéré, considéré comme le principal cerveau du putsch, avait notamment été condamné à 20 ans de prison, aux côtés de plusieurs autres accusés issus de l’ancien RSP.
Avec son rapatriement, Zakaria Songotoua devrait désormais répondre de ses actes devant les autorités burkinabè.
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