C’est un fait divers d’une rare cruauté qui secoue la ville de Bouaké, en Côte d’Ivoire. Selon un communiqué du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Bouaké en date du 15 juin 2026, un homme de 36 ans, identifié comme HILI NAPEMALA Samuel, a été interpellé alors qu’il transportait dans un sac de jute, le corps sans vie d’un enfant d’environ cinq ans.
Selon le parquet, l’arrestation du suspect est intervenue le dimanche 14 juin 2026 dans le quartier Konankankro, situé dans la zone aéroportuaire de Bouaké. Interrogé par les enquêteurs après son interpellation, le suspect « a reconnu avoir enlevé puis tué l’enfant » retrouvé dans le sac qu’il transportait.
Mais les révélations faites au cours de l’enquête ont pris une tournure encore plus inquiétante, à en croire le communiqué du procureur. En effet, selon cette même source, au cours de l’enquête, HILI NAPEMALA Samuel a affirmé avoir commis ce crime dans le cadre de « pratiques rituelles » destinées, selon ses propres déclarations, à « satisfaire ses fétiches ». Il a également indiqué aux enquêteurs l’emplacement de trois tombes dissimulées dans des broussailles, où reposent d’autres victimes.
Les investigations menées sous l’autorité du procureur ont permis, le lundi 15 juin 2026, « la découverte et l’exhumation de trois corps supplémentaires, sommairement enterrés mais encore identifiables ». Cette découverte laisse présager une série de crimes particulièrement graves dont l’ampleur reste à déterminer.
Les auditions se poursuivent afin d’identifier formellement les victimes et de retrouver leurs parents. Les autorités judiciaires cherchent également à établir les circonstances exactes de ces meurtres et à déterminer si d’autres personnes pourraient être impliquées.
À l’issue de l’enquête, le suspect sera déféré devant le parquet pour répondre des faits qui lui sont reprochés. Cette affaire suscite une vive émotion à Bouaké et au-delà, en raison de la gravité des crimes évoqués et du jeune âge des victimes.
En Afrique, faut-il encore le rappeler, ces pratiques sont courantes, des personnes ayant fondé leur religion sur ces sacrifices humains pour, de leur foi, obtenir les moyens financiers nécessaires pour faire la belle vie.
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