La jeunesse de l’Arrondissement n°5 de Ouagadougou, précisément celle du secteur 24, a organisé une « Journée de la cohésion sociale et du vivre-ensemble » au Palais royal de Silmissin-Naaba, ce samedi 25 juillet 2026.
La cour royale de Silmissin-Naaba située dans l’arrondissement n°5 de Ouagadougou, secteur 24, a accueilli un grand nombre de personnes venue de toutes les religions pour prendre part à la première édition de la « Journée de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, organisée, ce samedi 25 juillet 2026, par la jeunesse. Cette journée a réuni les autorités coutumières, religieuses et administratives, les jeunes, les femmes, ainsi que l’ensemble des forces vives de Silmissin autour d’activités de sensibilisation, de dialogue, de promotion des valeurs culturelles, de partage et de fraternité.

L’hôte du jour, Silmissin Kamb-Naaba, assistés par ses notables et d’autres chefs coutumiers, ont salué cette initiave qui rentrer en droite ligne de leur mission qui a pacifier les communautés afin qu’il y ait la paix, condition sine qua non pour le développement. « S’il y a la paix, chacun peut librement chercher sa pitance dans la quiétude. S’il y a la paix chacun peut faire ce qu’il veut et donc chacun doit obligatoirement s’impliquer pour qu’il y a la paix dans la cité. C’est d’ailleurs la volonté des autorités politiques et des chefs coutumiers », a déclaré le chef de Silmissin.
« Il n’y a personne qui ne croit en Dieu. C’est les chemins qui diffèrent seulement. Alors que chacun emprunte son chemin dans la foi et avec bon cœur et Dieu exhaussera nos prières. Mais, certains d’entre nous veulent dire que le chemin de l’autre bien, c’est qui va à l’encontre de la paix. Voilà pourquoi aujourd’hui, dans l’arrondissement 5 de Ouagadougou, notamment le secteur 24, les jeunes ont rassemblé tous les croyants de toute les religions pour communier et raffermir les liens. Arrêtons de nous dénigrer et renforçons notre fraternité », a-t-il soutenu, saluant la forte mobilisation.

Le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de l’Arrondissement 5 de Ouagadougou, Issa Démé, a également magnifié la cohésion sociale qui selon lui « n’est pas un simple mot » mais « une volonté de rassembler les communautés pour qu’elles regardent dans la même direction et vivent ensemble, un vœu que son Excellence (le président Ibrahim Traoré) appelle de à chaque fois ».
Pour lui, cette une chance pour son arrondissement « d’avoir des jeunes qui prônent la paix et magnifient nos cultures ancestrales », remerciant la jeunesse du secteur 24 et les communautés qui le composent. Il a rappelé que la différence culturelle, ethnique et linguistique des populations fera toujours la richesse du Burkina Faso.

Le représentant des jeunes, Mamadou Ouédraogo, président du Comité d’organisation de l’activité, a laissé entendre qu’on ne peut pas vivre ensemble sans parler de paix et de cohésion sociale. Raison pour laquelle les jeunes du secteur 24 de Ouagadougou ont eu l’idée de se mettre ensemble et d’aller vers les chefs coutumiers pour qu’ils les aident à organiser cette journée.

« Cette journée vise à rassembler les vieilles personnes comme les jeunes pour parler de cohésion sociale, de discuter de paix. Cela donne une force à nos vaillants combattants qui sont sur le terrain car s’ils entendent qu’il n’a pas paix en ville, cela peut les démoraliser », a signifié Mamadou Ouédraogo, indiquant que lui et ses amis ont décidé ensemble d’organiser cette journée de rassemblement pour montrer aux forces combattantes qu’ils sont en train de faire leur part en ville. « Nous voulons que les gens se mettent ensemble, parlent le même langage, parlent de paix et de fraternité car sur les réseaux sociaux souvent ça part dans tous les sens », a-t-il dit, ajoutant que vu l’engouement, cette initiative ne va pas s’arrêter à là.

Tour à tour, les représentants des coutumiers, musulmans, catholiques et protestants ont pris la parole pour démontrer l’importance de la paix et du vivre ensemble dans la communauté avant de saluer cette Journée féconde.
Par Espoir Info









