Saponé, 21 août 2026 — Le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a effectué, ce vendredi 21 août 2026, une visite de terrain au CSPS de Saponé Marché, dans la province du Bazèga, à l’occasion du deuxième passage de la campagne de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier Plus (CPS+). Une visite qui l’a conduit jusque dans une concession où il a pris part directement à l’administration du traitement préventif à des enfants ciblés.
Accompagné de la camarade Massadalo Yvette Nacoulma/Sanou, Gouverneur de la région du Nazinon, ainsi que de plusieurs acteurs de santé et partenaires, le ministre s’est d’abord rendu au CSPS de Saponé Marché. Il y a visité les locaux et échangé avec les agents sur leurs conditions de travail et le fonctionnement de la structure.

La délégation s’est ensuite rendue dans un ménage où les agents de santé à base communautaire administraient la CPS aux enfants. Le ministre a lui-même administré une dose, donnant ainsi une portée concrète à son message : aucun enfant éligible ne doit être laissé de côté dans la prévention du paludisme.
À Saponé, cette lutte repose sur plusieurs leviers. Selon Liliane Bambara, médecin-cheffe du district sanitaire, la baisse du paludisme observée dans le district est liée à la conjugaison de plusieurs actions, notamment la sensibilisation, l’administration de la CPS et la vaccination.

La CPS+ renforce justement cette approche intégrée. En plus de la prévention médicamenteuse, les équipes assurent le dépistage de la malnutrition aiguë, recherchent les enfants non à jour de leur vaccination antipaludique, identifient et détruisent les gîtes larvaires et prennent en charge les cas de paludisme au niveau communautaire.
Pour ce deuxième passage, 19 304 enfants de 3 à 59 mois et 18 235 enfants de 5 à 9 ans sont ciblés dans le district sanitaire de Saponé. Au niveau national, la campagne vise près de 5,3 millions d’enfants pour ce passage.

Le ministre a appelé les parents à ouvrir leurs portes aux agents et à veiller à l’administration des deux prises restantes, les deuxième et troisième jours. Il a également insisté sur le sommeil sous moustiquaire imprégnée, la destruction des gîtes larvaires et la vaccination.
« Le paludisme n’est pas une fatalité. Nous avons les moyens de mieux protéger nos enfants, mais cela exige l’engagement de tous », a-t-il déclaré.

À Saponé, le message est clair : la bataille contre le paludisme se gagne par l’action collective, au plus près des familles et au bénéfice de chaque enfant.
DCRP/MS
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