Les mutilations génitales féminines peuvent entraîner de graves complications médicales, notamment lors de l’accouchement. Le gynécologue-obstétricien Pr Charlemagne Ouédraogo en a livré un témoignage marquant sur cette question.
Rapportant les propos du spécialiste, Bulletin Santé indique que le gynécologue a été témoin d’un cas où une femme avait dû accoucher par le périnée et l’anus. « De mon expérience, j’ai vu une femme accoucher par le périnée et l’anus. Les cicatrices au niveau du vagin étaient telles qu’il n’y avait plus de passage pour l’enfant. Sous la force des contractions utérines, l’enfant s’est frayé un chemin en déchirant le périnée de sa mère et le rectum, pour finalement sortir par l’anus », a-t-il témoigné.
« La mutilation génitale est un facteur de risque de mortalité maternelle », alerte le Pr Charlemagne Ouédraogo, qui souligne également les troubles sexuels susceptibles d’en découler.
Cette sortie intervient dans un contexte de controverse au Mali, où des pétitions ont été lancées pour réclamer un retour à l’excision. Le témoignage rapporté par Bulletin Santé remet en lumière les conséquences sanitaires potentielles de cette pratique.
Pour les professionnels de santé, les complications liées aux mutilations génitales constituent un enjeu majeur de santé maternelle. Au-delà des traumatismes physiques, ces pratiques peuvent laisser des séquelles durables et affecter la santé sexuelle et reproductive des femmes.
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