Le Guide spirituel de renommée internationale, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo, président de la Communauté internationale des Soufis (CIS) du Burkina Faso, a animé une conférence de presse, le jeudi 5 novembre 2026, en marge de la tenue de la 17e édition de la commémoration de Maouloud qu’il organise à Ouagadougou précisément à Tanghin, au Nord de la capitale, samedi, à partir de 21H00. La célébration de la date d’anniversaire du prophète Mohamed se tiendra autour du thème: « Cohésion sociale et tolérance religieuse ». Au menu de cette activité qui a de cette nuit, les religieux feront prêches, des interventions de guides religieux de différentes confessions ainsi que des prières et des invocations pour le retour de la paix au Burkina Faso.
Le premier responsable de la communauté Soufi du Burkina Faso, le Guide spirituel Cheick Soufi Moaze Ouédraogo, a annoncé, ce jeudi 5 novembre 2026, à Ouagadougou, face aux journalistes, la tenue de la 17e édition du Maouloud qu’il organise sur site à Tanghin qui reçois plusieurs centaines de personnes. Annoncée pour le samedi 7 novembre 2026 sur son site situé à Tanghin, juste après Arb-yaar aux abords des rails à la Zawiyat mère des Soufis en face du domicile du Cheick Moaze, les participants sont invités à commémorer avec faste et dans la foi, la naissance du prophète Mohamed (Paix et salut sur lui) à partir de 21H00 autour du thème : « Cohésion sociale et tolérance religieuse ».
Le Maouloud 2026 des Soufis du Burkina ne sera pas seulement commémoré à travers la sensibilisation et des prêches seulement. « Nous savons tous que le Burkina Faso traverse une période difficile et nous pensons que ce n’est pas seulement les armes qui devront être utilisées pour défendre le pays. Il faut aussi les prières des bonnes personnes de toutes les religions, des croyants. Donc, nous avons décidé de faire la lecture du Saint Coran qui a déjà même commencé et on va lire le Coran jusqu’au jour même du Maouloud pour implorer Dieu pour que la paix et la quiétude se rétablissent au Burkina Faso », a-t-il déclaré.
Il a ajouté qu’il y aura en plus, des séances de bénédictions et des prières que ses hommes et les éminents Cheick invités qui viendront de tous les horizons ainsi que les autres représentants religieux, feront pour accompagner notre très cher pays, ses autorités et toute la population du Burkina Faso.

Les missions de la communauté Soufis
Les objectifs poursuivis par la Communauté internationale des Soufis du Burkina Faso (CIS) sont les mêmes à savoir promouvoir la paix, la tolérance, l’acceptation de l’autre, la cohésion sociale et l’amour du prochain. Au programme, comme grandes lignes de cette activité, il y aura une veillée de prière, des prêches et des bénédictions. Le public sera uni dans la foi, pour la paix et le vivre-ensemble pour Burkina Faso, meilleur et enviable.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo, l’homme aux multiples titres dont la finalité c’est la paix, a expliqué son mouvement religieux, le soufisme représente « le côté ésotérique, humaniste et linguistique de l’islam », et qu’il constitue « la troisième extension de l’islam, celle de l’excellence dans la foi », martelant que le soufisme a pour principale mission de nourrir l’âme humaine de tout ce qui est positif.
« Un musulman peut aider un non musulman dans tous ses besoins sauf si cela va aller à l’encontre de ses enseignements religieux. On peut vivre ensemble, s’entraider, se soutenir, en somme notre prophète Mohamed (Paix et salut sur lui) dit qu’il n’est pas empêché à un musulman d’être bienfaisant ni d’avoir des bonnes relations avec les non musulmans qui ne vous combattent au nom de votre religion », a soutenu l’Ambassadeur mondial de la Paix qui s’est réjoui à cet effet parce qu’au Burkina Faso, « aucun non musulman n’empêche un musulman de prier son Dieu » et « on n’a jamais entendu aussi que des chrétiens ont empêché des musulmans d’avoir accès à leur mosquée pour prier leur Dieu ».
Comme exemple palpable, il a présenté aux hommes et femmes de média, séance tenante, un de ses amis, venu le soutenir. L’homme, un sexagénaire dont l’accoutrement ressort les symboles de la religion catholique à laquelle il appartient est partage ses bons comme mauvais moments avec le Cheick. « Depuis plus de 18 ans on est ensemble et il fait partie de mes meilleurs amis. Mais ce n’est ni à cause d’argent car je ne suis pas riche et ce n’est ni aussi de ma beauté ou quelque chose de ce genre. C’est mon comportement, ma relation avec l’humain, le combat que je mène qui nous a rapproché et nous a unis », a-t-il dit.
Le message des Soufis « est très attendu »
« Si vous voyez que nous continuons notre combat, c’est parce que nous avons beaucoup de retours positifs de la lutte que nous menons depuis plusieurs années maintenant. Et même à supposer que nous ne voyions pas ses résultats, nous n’allons pas arrêter ce combat car c’est notre devoir, c’est aux guides spirituels que nous sommes de travailler pour la paix sociale, de rassembler les humains pour qu’ils vivent ensemble en bonne intelligence pour porter les causes du développement dont les constructions des infrastructures (éducative, sanitaire, routière, économique, énergétique, etc) pour l’épanouissement de la créature d’Allah que nous sommes », a répondu le Guide spirituel Cheick Soufi Moaze Ouédraogo sur le retour de son combat.

Il a conforté son point de vue en rappelé par plusieurs anecdotes, les liens que et le brassage entre surtout les différentes confessions religieuses dans plusieurs localités dont Yako, Ouahigouya, Gourcy, Dori, Fada, Pama, Diapaga qu’il a sillonnées avec ses équipes et ses fonds propres autour du thème: « La tolérance religieuse et l’acceptation de l’autre tel qu’il est ! pour ne citer que c’est lieu ! ».
« La communauté Soufi n’a de problème avec aucune tendance religieuse au Burkina Faso »
La relation entre les Soufis et leurs frères, les Sunnites « est très forte et énorme », a réagi Cheick Moaze Ouédraogo a un journaliste qui voudrait se rassurer. Il a signifié qu’il ne saurait y avoir une divergence profonde entre les Soufis et les Sunnites au point que cela devienne un problème. « D’abord il y a Dieu entre nous et qui nous lie. Il y a le saint Coran, l’unique entre nous qu’on ne peut pas diviser. Au grand jamais on ne dira voilà le Coran des Soufis ou voilà le Coran des Sunnites ou des Tidjanites. Il y a également la Mecque qui nous unit », a-t-il avancé, estimant que si ce sont les questions de compréhension ou d’opinion, ça, ça ne manque pas dans l’Islam comme le Christianisme. « Mais pour moi, ça, ce n’est pas un problème majeur au point de nous diviser ou de nous éloigner de l’essentiel. Il faut que les gens comprennent que la religion, ce n’est pas les petits tiraillements. La religion se résume à deux choses : adore bien ton seigneur et respecte ton prochain », a-t-il affirmé avec conviction.
« Sinon il n’y a pas de problème entre nous et les Sunnites parce qu’ils ne célèbrent le Maouloud. Non non ! La preuve, le président de la communauté sunnite était présent récemment au mariage de mon fils comme toutes les autres communautés islamique et chrétienne d’ailleurs », a-t-il poursuivi, insistant que « la communauté Soufi n’a de problème avec aucune tendance religieuse au Burkina Faso ».
A ce rendez-vous de foi dans l’union des cœurs pour un vivre-ensemble affirmé, il est attendu plus de monde que le nombre enregistré l’année dernière.
Il faut noter que le Guide spirituel a mis en place la Fondation Cheick Moaze pour la Cohésion Sociale, la Paix et la Bienfaisance, à travers laquelle il soutient les personnes vulnérables et mène des actions en faveur du vivre-ensemble.
Pour l’ensemble de son combat louable, Cheick Soufi Moaze Ouédraogo a été distingué le 14 juin 2014 aux États-Unis comme Ambassadeur mondial de la paix, une reconnaissance internationale de son engagement pour la tolérance, la paix et la fraternité entre les peuples.
Il faut aussi rappeler que la communauté internationale des Soufis a tenu son 1er congrès extraordinaire, les 18 et 19 juillet 2026, à Ouagadougou. Le Congrès a reconduit le Guide spirituel pour un mandat de cinq ans.
Par Espoir Info


