Burkina: huit braqueurs dont deux ex-RSP mis aux arrêts pour vol à main armée

La Police burkinabè a démantelé deux réseaux de braqueurs dont deux militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) qui opéraient dans la ville de Ouagadougou et ses environs. Face à la presse ce mardi 7 octobre 2025, des responsables de l’institution, ont rassuré les populations de la capitale que les huit braqueurs deux gangs ont été mis aux arrêts et seront présentés au Procureur du Faso pour la suite de l’affaire.

La Division de la Communication et des Relations publiques (DCRP) de la Police nationale, lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux du Commissariat central de Police de la ville de Ouagadougou, a annoncé, ce mardi 7 octobre 2025, être en possession de huit braqueurs issus de «deux réseaux» de malfaiteurs. Parmi eux figurent «deux militaires» de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP).

Ils ont l’âge compris entre 22 et 36 ans. Ils sont soit employé de commerce, soit élève, soit étudiant ou encore des radiés de l’armée burkinabè.

Composés de «deux réseaux de malfrats», selon le commissaire principal du Commissariat central de Police de Ouagadougou, Hamado Tassembédo, ces braqueurs avaient des méthodes d’opération «quasi-identique».

«Pour le premier groupe, ils se déplacent au guidon de leurs vélomoteurs et filent leurs victimes soit depuis les banques et institutions financières, ou dans leurs domiciles. Armés de fusils kalachnikovs, de pistolets automatiques et autres objets de défense, ils tiennent soit en respect ou tirent souvent sur leurs victimes pour les démoraliser ou dissuader le voisinage », a signifié le commissaire principal de Police de la ville de Ouagadougou, Hamado Tassembédo.

«Pour le deuxième groupe; parfois munis de cagoules, les membres de ce gang s’introduisent dans les domiciles préalablement identifiés soit par effractions ou par escalade, après avoir minutieusement défini le rôle de chacun. Armés de pistolets automatiques, de couteaux, d’arrache-clous, de tournevis, ils immobilisent leurs victimes, les dépossèdent de biens et prennent la poudre d’escampette », a ajouté le Commissaire de Police.

S’attardant sur le mode opératoire de ce second réseau, l’officier du Commissariat central de Ouagadougou, a révélé d’autres astuces de ces individus désormais en état d’arrestation. «Lorsque ce groupe identifie leur victime en circulation, il la suit souvent encagoulé, jusqu’à un lieu mal éclairé et à l’aide d’armes blanches ou d’armes à feu, ils délestent la victime de son vélomoteurs et des objets de valeurs », a-t-il fait savoir.

Selon les conférenciers, les deux groupes ont beaucoup œuvré à Ouagadougou et de fois à Koudougou (3e ville et située dans le Centre-ouest) du pays.«Tingandogo, Balkuy, Kamboinsin, Zongo, Bonheur-Ville, Pissy, Somgandé, Tanghin et Garghin», ont été les quartiers cités, à Ouagadougou, comme les zones d’opération de ces malfaiteurs.

La Police nationale de la capitale burkinabè a appelé les Ouagavillois «à la vigilance». Mieux le Commissaire principal, Fresnel Zongo, recommande de «bien verrouiller les ouvertures des domiciles par l’usages des serrures bien sophistiquées; élever un chien de garde; surmonter les murs de barbelés; éclairer les devantures et intérieurs des habitations; ne pas garder des vélomoteurs et objets de valeurs sur la terrasse ».

Le Commissaire conseillé également de « ne jamais abandonner dans le véhicule des objets de valeurs et des numéraires; rompre avec la routine de versement ou de retrait de fortes sommes; éviter les routines prévisibles (mêmes heures, mêmes trajets); ne pas publier en temps réel vos déplacements ou vos positions et de vérifier toujours dans les rétroviseurs pour savoir si vous n’êtes pas suivis».

Pour rappel, selon le Commissaire principal de Police, Hamado Tassembédo, c’est suite à des «plaintes enregistrées, courant août 2025, d’une part, pour des faits de vol à main armée ayant quelquefois entraîné des morts dans la ville de Ouagadougou» qu’une enquête a été déclenchée.

Les investigations policières ont abouti aussi permis la saisie de vingt engins déclarés volés, des armes à feu et divers matériels.

A l’occasion, le commissaire Tassembédo et son équipe, ont rappelé à la population que des numéros verts (17 pour la Police nationale; 16 pour la Gendarmerie nationale; 1010 pour joindre le Centre de Contrôle des Véhicules automobiles, CCVA) sont à leur disposition. Cela, pour tout cas de menaces ou de suspicions.

Par Espoir Info

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