(Koudieré, le 2 mai 2026) – Sur l’axe Koudieré – Kayao, à la sortie ouest de la ville de Ouagadougou, les premiers mouvements d’engins marquent le démarrage effectif des travaux de réhabilitation. Longtemps confrontée à des difficultés de circulation, notamment en saison pluvieuse, cette piste rurale longue d’environ 29,5 km entre désormais dans une phase active de transformation, sous la conduite du Ministère de la Construction de la Patrie.
Sur le terrain, les équipes de la Direction générale de l’entretien des infrastructures et du patrimoine bâti (DGEIPB), en charge de travaux entièrement réalisés en régie, ont engagé les opérations initiales. Celles-ci portent notamment sur l’installation du chantier, l’identification des zones d’emprunt et le gerbage progressif des matériaux, posant ainsi les bases techniques de l’intervention.

À terme, les travaux consisteront en la mise en forme de la chaussée, suivie d’un rechargement en deux couches successives : une couche de forme et une couche de roulement, d’une épaisseur de 15 cm chacune. Des ouvrages de franchissement ainsi que la signalisation routière viendront compléter les aménagements prévus.
Les premiers moyens techniques sont déjà visibles sur le site. Pelle hydraulique, bulldozer, niveleuse et autres équipements lourds ont été mobilisés pour amorcer les travaux, avec l’appui du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics, chargé du contrôle de la qualité des matériaux et de leur mise en œuvre.
Une montée en puissance progressive du chantier est attendue dans les prochains jours.
Dans les localités riveraines, l’annonce du démarrage suscite un intérêt manifeste.

De Taonsgo à Kayao, en passant par Vipalgo, Goumango, Nabelin et Dapouri, autorités locales et populations suivent avec attention les premiers jalons du projet, selon Dénis Ouédraogo, chef de service des travaux en régie à la DGEIPB.
En amont, des concertations ont permis d’associer l’ensemble des acteurs locaux, traduisant une attente forte autour de cette infrastructure.
Le Ministère salue également l’appui de partenaires nationaux, notamment l’agence Faso Mêbo et le Génie militaire, qui ont respectivement mis à disposition un bulldozer et un camion-citerne à eau, contribuant ainsi au bon démarrage des travaux.

À travers ce projet, les autorités entendent améliorer durablement la praticabilité de la voie, faciliter les déplacements des populations et renforcer les échanges économiques dans la zone. D’une durée prévisionnelle d’environ trois mois, ce chantier marque une étape importante dans le processus de désenclavement des localités concernées.
DCRP/MCP
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