Burkina/SSR: le projet « SONGRE JEUNES » lancé à Ouagadougou

Le consortium d’organisations composé de ROAJELF, YOULIDA et du Réseau des Héroïnes du Faso, portant le projet « SONGRE JEUNES Burkina Faso » en vue de promouvoir les Droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR), a lancé l’initiative, le mercredi 13 mai 2026, à Ouagadougou, lors d’un atelier ayant regroupé une trentaine de participants dont des responsables d’établissements scolaires, des leaders religieux et coutumiers, des organisations de la société civile, des associations de jeunes et des agents de santé.

Au Burkina Faso, les adolescents et les jeunes rencontrent encore des difficultés importantes dans l’accès à des informations fiables et à des services adaptés en matière de Droits et santé sexuels et reproductifs (DSSR). Cette situation est particulièrement préoccupante dans les zones périurbaines et rurales où les tabous socioculturels limitent les échanges autour de ces questions essentielles. Dans les localités de Koubri, Pazani et Yagma, ces contraintes sont accentuées par une faible communication entre jeunes, parents et leaders communautaires; un manque de structuration des mécanismes de référencement vers les services de santé; la présence de populations vulnérables, notamment les jeunes déplacés internes.

Face à ces défis, le consortium du Burkina Faso composé de ROAJELF Burkina, de l’association YOULIDA et du Réseau des Héroïnes du Faso ont mis en œuvre un projet visant à améliorer l’accès des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de DSSR. C’est dans ce cadre qu’un atelier de lancement officiel du projet a été organisé le mercredi 13 mai 2026, à Ouagadougou, afin de mobiliser les parties prenantes pour assurer une compréhension commune des objectifs et favoriser l’appropriation de l’intervention.

« Notre projet a pour objectif de renforcer l’accès des adolescents et des jeunes, scolaires et non scolaires en situation de vulnérabilité à l’information et aux services de Santé sexuel et reproductif (SSR). Nous avons trois zones d’interventions, notamment Koubri, Yagma et Pazani et le projet s’étale sur une durée de six mois, notamment de mars à août 2026 », a déclaré Sonia Ella Nikièma/Ilboudo, coordinatrice du projet « SONGRE JEUNES », précisant que le consortium de structures impliquées va coordonner les activités de façon simultanée pendant la période de mise en œuvre du projet.

La coordinatrice, Mme Nikièma, dit espérer qu’à la sortie de l’atelier que chaque jeune soit vraiment informé, orienté sur tout ce qui est lié au SSR. « Dans nos champs d’intervention, nous avons remarqué que ces localités (Koubri, Yagma et Pazani) sont fortement peuplées par la jeunesse mais les jeunes n’ont pas forcément l’information fiable », a-t-elle déploré, disant que c’est ce qui a poussé les trois organisations « à mettre en œuvre ce projet dans l’optique de vraiment rendre l’information accessible en sensibilisant en format et en orientant ces jeunes vers les services de santé ».

« La particularité de ce projet est que nous tentons d’innover en utilisant des méthodes ludiques parce qu’avec ces jeunes-là, le message passe facilement si on utilise l’art, le jeu pour passer l’information », a-t-elle répondu.

Pour le président de la commission Affaires générales, membre de la Délégation spéciale de l’arrondissement 9, Nobila Benjamin Zongo, représentant madame la PDS à l’atelier, le thème du projet « SONGRE JEUNES Burkina Faso » est très pertinent. « ce qui a motivé notre accompagnement, c’est le thème même du projet parce que la question des jeunes et des adolescents est vraiment une question très cruciale à prendre au sérieux et toute personne qui s’engage, toute association qui s’engage à traiter la question des jeunes et des adolescents, nous les accompagnons sans relâche », a-t-il soutenu.

L’atelier vise à présenter le projet, ses objectifs, ses axes d’intervention et ses résultats attendus sont d’informer et mobiliser les acteurs clés autour des enjeux de la DSSR des adolescents et jeunes ; de Clarifier les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes ; de favoriser l’appropriation du projet par les communautés et institutions locales et de renforcer la collaboration entre acteurs communautaires, éducatifs et sanitaires.

A l’issue de la rencontre, les parties prenantes devront comprendre clairement les objectifs et les stratégies d’intervention ; définir les rôles des différents acteurs ; obtenir un engagement des acteurs locaux pour soutenir la mise en œuvre et instaurer une dynamique de collaboration entre les parties prenantes.

Par Espoir Info

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