Le 26 janvier 2026, le cinéma africain a perdu l’une de ses voix les plus marquantes. Halima Gadji, actrice et mannequin sénégalo-maroco-algérienne, s’est éteinte à l’âge de 36 ans, laissant derrière elle une œuvre brève mais décisive.
Révélée au grand public par son rôle de Marème Dial dans Maîtresse d’un homme marié, elle a incarné, avec une intensité rare, les contradictions sociales, morales et intimes du Sénégal contemporain.

Son parcours, marqué par la persévérance face aux refus, par le courage de parler de santé mentale et par une liberté de ton assumée, a fait d’elle bien plus qu’un personnage de série : une figure culturelle, parfois controversée, toujours centrale.
De Sakho & Mangane à Don’t Call Me Fire, Halima a donné un visage aux tensions d’une génération prise entre traditions, modernité et regard public.

LAujourd’hui, son absence rappelle la fragilité des trajectoires artistiques, mais aussi leur puissance durable.


