Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) a tenu une Assemblée générale extraordinaire, ce samedi 18 juillet 2026, à Ouagadougou dans la salle principale de rencontre de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI-BF). Ce rassemblement vise à conformer l’organisation à la nouvelle réglementation régissant la vie des associations au Burkina Faso.
Le Conseil national de l’économie informelle du Burkina Faso (CNEI-BF) est né d’une volonté collective de doter les travailleurs de l’économie informelle d’un cadre national de représentation, de concertation et de promotion de leurs intérêts. Depuis sa création, l’organisation a enregistré des avancées significatives.

Elle a progressivement renforcé sa présence sur le territoire national, développé le dialogue avec les pouvoirs publics et participé à plusieurs initiatives visant : la promotion de l’emploi en offrants des opportunités à la jeunesse burkinabè pour les stages ; la protection sociale en contribuant à l’extension de l’Assurance maladie universelle aux travailleurs du secteur informel ; de l’entrepreneuriat en facilitants l’accès des unités de production informelle aux crédits ; etc.
C’est dans cette dynamique qu’elle a réuni, ce samedi 18 juillet 2026, à Ouagadougou, ses membres à l’occasion d’une Assemblée générale extraordinaire pour se conformer aux nouvelles reformes des associations, regroupement et faîtières mises en place par les premiers responsables du pays.

« Le Conseil national de l’économie informelle (CNEI-BF) a réuni ses membres ce matin pour relire ses textes statutaires et règlementaires pour être dans la loi », a déclaré le président de la faîtière, Salifou Nikièma, ajoutant que cette rencontre sera l’occasion pour sa structure qui est une faîtière « d’appeler (leurs) membres associatifs qui n’ont pas pu encore faire leur Assemblée générale de le faire avant les dates indiquées ».
Ce rassemblement permettra également au CNEI-BF de travailler à se projeter sur 2030. « Ce matin tous les présidents régionaux, provinciaux et sont là. Donc, on va tracer les sillons pour ce que nous voulons faire d’ici 2030. Les acteurs de l’économie informelle sortiront ici avec des idées très claires de ce qu’ils auront comme tâches à faire dans leurs régions respectives », a affirmé M. Nikièma.

Le ministère en charge de l’Emploi qui est le Département de tutelle du CNEI-BF a exhorté les participants à cette AG extraordinaire « à travailler à prendre en compte l’inclusion de tous les aspects entrant dans le cadre des élections démocratiques des différentes instances », a indiqué Moussa Zoundi, directeur de l’Economie informelle.
« Vous savez, il y a une nouvelle loi qui était sortie et qui régit les associations. Alors il est de bon ton que le CNEI-BF travaille à respecter cette loi », a contextualisé M. Zoundi, avançant que « nous du ministère saluons cela à sa juste valeur et restons disponibles pour les accompagner techniquement ».

En novembre 2024, le CNEI-BF a tenu à Tenkodogo, son deuxième congrès extraordinaire qui a constitué une étape majeure dans cette dynamique du renforcement de son respect à légalité. Il a permis la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante avec pour mission de poursuivre la structuration du Conseil et de renforcer son efficacité. Et conformément aux orientations issues de ce congrès, le bureau a engagé un vaste processus de renouvellement des bureaux régionaux.
« Les résultats obtenus traduisent l’engagement des acteurs et leur volonté de bâtir une organisation plus forte et davantage ancrée dans les réalités du terrain », a affirmé Harouna Kaboré qui a lu le discours du président du CNEI-BF à l’ouverture des travaux, relevant cependant que les travaux de Tenkodogo ont également mis en évidence certaines insuffisances dans leurs textes et dans son fonctionnement institutionnel.

Il a poursuivi que « le congrès qui nous réunit aujourd’hui répond précisément à cette exigence. Il doit nous permettre d’examiner, d’améliorer et d’adopter les textes statutaires du CNEI-BF aux orientations politiques des plus hautes autorités du pays dont la vision est incarnée par le Camarade Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré », soulignant que l’ambition de l’association est de faire du CNEI-BF une organisation de référence, capable de défendre efficacement les intérêts des acteurs de l’économie informelle, de promouvoir leur professionnalisation et de contribuer activement à la réalisation des Objectifs du Plan de R.E.L.A.N.C.E à l’horizon 2030.
Par Espoir Info


