Crises internationales et recompositions géopolitiques : le CNES analyse les implications, les enjeux stratégiques et les perspectives pour le Burkina et l’AES

Le Centre national d’études stratégiques (CNES) organise ce jeudi 09 juillet 2026 à Ouagadougou, un atelier sur les crises internationales et les recompositions géopolitiques. L’atelier se tient autour d thème : « Crises internationales et recompositions géopolitiques : Implications stratégiques et perspectives pour le Burkina Faso et l’AES ». Cette rencontre d’échanges se penchera sur les implications, les enjeux stratégiques et les perspectives pour le Burkina Faso et l’AES.

Le monde est aujourd’hui en crise. Une crise géopolitique qui qui redéfinit les relations internationales. Des grandes puissances se sont engagées dans une rivalité interminable, créant des conflits entre plusieurs nations. Les guerres entre l’Ukraine et la Russie, entre les USA avec leur allié Israël contre l’Iran, etc. sont un exemple de ce que la géopolitique est aujourd’hui en mutation pour redéfinir les relations entre Etats. Face à ces mutations, le Burkina Faso en particulier, et l’Alliance des Etats du Sahel (AES), doivent aussi prendre des dispositions pour être dans le courant de ces changements.

Le Général de Brigade Aimé Barthélémy Simporé, Directeur général du CNES

Cet atelier organisé par le CNES et qui réunit des experts des domaines de la défense, de la sécurité, de la diplomatie, de l’économie du commerce international, de la prospective et des relations internationales, va ainsi permettre d’analyser les crises internationales, les nouvelles recompositions géopolitiques et leurs implications stratégiques pour le Burkina Faso et la confédération AES.

Le Général de Brigade Aimé Barthélémy Simporé, Directeur général du CNES, pense que face aux recompositions géopolitiques rapides, le Burkina Faso et l’AES doivent comprendre les impacts sur leurs sécurités, leurs économies et leurs approvisionnements. « Je pense que les événements que nous suivons dans l’actualité montrent à quel point notre monde est en train de se transformer à une vitesse rapide et les États qui ne savent pas anticiper sont des états qui vont subir ce monde. Il est donc nécessaire pour nous de mettre ensemble toutes les compétences et les expertises que notre pays compte sur les questions stratégiques pour réfléchir », a-t-il conseillé aux participants à cet atelier. Il précise que l’objectif de cet atelier est d’arriver à la fin, à produire des notes d’analyse et des recommandations à l’attention des décideurs politiques.

Simplice Honoré Guibila, le Président du Comité d’Administration du CNES

Il sera question pour les participants à cet atelier d’analyser les principales crises géopolitiques et leurs implications stratégiques, d’examiner les dynamiques de recomposition du système international ; d’étudier les enjeux géopolitiques des espaces maritimes, des routes commerciales et des corridors stratégiques ; d’évaluer les impacts des mutations géopolitiques internationales sur le Burkina Faso et les Etats de l’AES. Il va s’agir aussi pour eux, de formuler des recommandations stratégiques pour renforcer la résilience et les capacités d’anticipation du Burkina Faso et de l’AES et favoriser les échanges entre experts et praticiens des questions géopolitiques et stratégiques.

Selon Simplice Honoré Guibila, le Président du Comité d’Administration du CNES, le thème choisi pour cet atelier est d’une grande importance et les résultats des travaux permettront de redéfinir l’avenir du Burkina Faso et de l’AES. « Tout ce qui concours à des propositions concrètes dans le cadre des crises internationales avec ses recompositions inéluctables sont là bienvenue », a-t-il indiqué.

Une photo de famille

Pour ce faire, à l’issue de cet atelier, le CNES attend des participants une profonde analyse des principales crises géopolitiques ainsi que la compréhension des recompositions stratégiques internationales.

Les participants doivent aussi pouvoir identifier les enjeux liés aux routes maritimes, corridors commerciaux et espaces stratégiques. Ils doivent également être à même d’évaluer les impacts des mutations géopolitiques sur le Burkina Faso et l’AES, et consolider un cadre d’échanges pluridisciplinaires sur les questions géopolitiques et stratégiques.

Rebecca Gounabou (Stagiaire)

Espoir Info

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