Du 25 au 30 août 2026, le Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou a conduit une campagne de dépistage des pathologies buccodentaires au profit des personnels des Forces de défense et de sécurité (FDS). En cinq jours, 149 agents ont été examinés dans les garnisons et au CHR, mettant au jour des besoins de soins importants, souvent invisibles parce qu’ils ne s’accompagnent pas encore de douleurs.
Derrière une bouche apparemment saine peut parfois se cacher une maladie déjà installée. C’est tout l’enjeu de cette campagne qui entendait déplacer le curseur de la prise en charge : ne plus attendre la douleur pour consulter, mais agir en amont par le dépistage, le conseil et l’orientation.

Les résultats sont particulièrement révélateurs. Sur les 149 personnes examinées, 108, soit 72,5 %, présentaient au moins une carie, pour un total de 407 dents nécessitant des soins. Le tartre constitue également un signal préoccupant : 106 participants, soit 71,1 %, en présentaient, dont 22 cas de tartre sévère. Des signes de gingivite ou d’inflammation gingivale ont par ailleurs été observés chez 59 personnes, tandis que 16 présentaient une mobilité dentaire.

Autre enseignement : seuls 21 participants ont été classés dans un état buccodentaire « bon ». La majorité, soit 103 personnes, présentent un état jugé « passable », tandis que 25 sont classées dans la catégorie « mauvais ».
Surtout, le dépistage a débouché sur des orientations concrètes : 28 personnes nécessitent une prise en charge urgente et 107 des soins programmés.

Au-delà des chiffres, cette initiative rappelle une évidence souvent oubliée : la santé des FDS passe aussi par la prévention des maux silencieux. Pour le CHR de Dédougou, le défi est désormais de transformer le dépistage en prise en charge effective, grâce au suivi des cas identifiés et à une sensibilisation durable à l’hygiène buccodentaire.
DCRP/MS
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