(Ouagadougou, 15 novembre 2025) Le ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE était face aux députés membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et la Sécurité (CAEDS), dans la matinée du vendredi 14 novembre 2025.
Le Chef de la diplomatie burkinabè et sa délégation ont été auditionnés sur le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de coopération entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
Au cours de cette audition, le ministre a présenté aux députés les motifs de l’introduction de cet projet de loi.

Il explique que le gouvernement a engagé depuis 2023, un programme électro nucléaire national qui vise à diversifier les sources d’énergie et à doter le pays d’une énergie durable fiable et souveraine.
Cette décision a conduit à la signature d’un accord de coopération avec la Fédération de Russie, le 19 juin 2025 dernier, actant le processus de développement de l’énergie nucléaire au Burkina Faso.

« Ce partenariat avec la Russie ouvre la voie à une augmentation de la capacité de production d’énergie de plusieurs centaines de mégawatts d’ici à l’horizon 2030, ce qui permettra de doubler la puissance électrique nationale », a déclaré le ministre Karamoko Jean Marie TRAORE.
Il soutient par ailleurs que cet accord porte une valeur ajoutée stratégique et permettra au Burkina Faso de renforcer son indépendance énergétique, de stimuler et d’accélérer l’industrialisation du pays et de réduire le coût de l’électricité.
A l’issu de l’exposé du ministre, les députés ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment sur les questions et sécurité, de la gestion des risques, la disponibilité de la matière première pour l’exploitation ainsi que la disponibilité d’une expertise nationale pour appuyer la mise en place et le fonctionnement de l’infrastructure nucléaire.
À toutes les questions et préoccupations des députés, le ministre en charge des Affaires étrangères a apporté des éléments de réponses jugés satisfaisants.

Le Chef de la diplomatie burkinabè a également précisé que cet accord est une première étape d’un long processus d’une vingtaine d’étapes à suivre pour aboutir à la mise en place d’une centrale nucléaire dans notre pays.
Aux termes des concertations, les députés de la Commission en charge des Affaires Étrangères ont adopté le rapport d’audition du Gouvernement et décidé de transmettre le projet de loi à la séance plénière de l’ALT.
Ils ont salué l’ambitieux programme électronucléaire du gouvernement. Le projet de loi sera soumis au vote de l’ALT le 21 novembre prochain.
DCRP/ MAECR-BE
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