Le parquet près le Tribunal de grande instance de Manga a engagé des poursuites contre plusieurs candidats et surveillants pour des faits présumés de fraude au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2026. Les faits se sont déroulés au centre secondaire de Guéré, dans la commune de Guiba, province du Zoundwéogo, selon le communiqué du procureur.
Selon ce communiqué signé le 2 juillet 2026 par le procureur du Faso, Roland Oulon, l’affaire est partie d’un compte rendu transmis par le Commissaire de police du district de Guiba. Ce rapport faisait état de soupçons de fraude pendant les épreuves. Le parquet a aussitôt ordonné l’ouverture d’une enquête.
Les investigations ont permis d’entendre plusieurs personnes, dont des candidats et des acteurs chargés de l’organisation et de la surveillance de l’examen.
L’enquête a établi que lors de l’épreuve de physique-chimie, un surveillant a fait le guet à l’entrée de la salle. Pendant ce temps, un autre a dicté aux candidats des réponses obtenues à l’aide d’un téléphone portable et générées par un système d’intelligence artificielle.
Les enquêteurs indiquent également que, durant l’épreuve d’anglais, quatre candidats se sont échangés des réponses. Au même moment, un surveillant se serait endormi, tandis que l’autre se trouvait à l’extérieur de la salle.
Présentés au parquet le 23 juin 2026, les personnes mises en cause ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, selon le communiqué du procureur. Elles sont poursuivies sur le fondement des articles 376-1, 376-2, 376-3 et 376-4 du Code pénal.
En raison de la gravité des faits, les candidats majeurs et les surveillants impliqués ont été placés sous mandat de dépôt. Les candidats mineurs comparaîtront devant le juge des enfants le 6 juillet 2026. Les candidats majeurs et les surveillants seront, quant à eux, jugés par le tribunal correctionnel de Manga le 8 juillet 2026.
Le procureur du Faso réaffirme, dans son communiqué, la détermination de son parquet à combattre toute forme de fraude aux examens officiels. Il souligne que cette démarche vise à préserver la crédibilité du système éducatif national, dans le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence.
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