Burkina: deux hommes condamnés à payer 1 million FCFA à une victime pour diffamation

Le mercredi 25 février 2026, Walid et Joël (noms d’emprunts)) ont été poursuivis devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour des faits de diffamation et de faux et usage de faux en écriture publique, au préjudice de Moussa.

Les prévenus n’ayant pas comparu à l’audience, la parole a été donnée à l’avocat de la partie civile, représentant Moussa.

Selon ce dernier, « Walid est poursuivi pour complicité de diffamation et Joël pour diffamation ». Il a expliqué que son client avait vendu un véhicule à Walid . Lors des démarches d’immatriculation, il est apparu que le véhicule était sous gage. Après une main levée dudit gage, Moussa aurait invité Walid à se présenter afin de finaliser la procédure, mais celui-ci ne se serait jamais présenté, préférant porter plainte.

Toujours selon l’avocat, une première procédure avait abouti à une relaxe de Moussa au bénéfice du doute. Walid a interjeté appel, et le dossier est actuellement pendant devant la Cour d’appel de Ouagadougou.

La partie civile a également dénoncé une publication faite en octobre 2025 par Joël sur sa page Facebook, dans laquelle Moussa était qualifié de « douanier voleur » et « corrompu », entre autres propos jugés injurieux. Cette publication aurait été relayée par Walid. L’avocat estime d’ailleurs que ce dernier serait à l’origine de la transmission des informations ayant servi à Joël.

Par ailleurs, la partie civile a sollicité la condamnation de Walid pour faux et usage de faux, soutenant qu’il aurait utilisé une CNIB mentionnant la profession de juriste, alors qu’il ne disposerait d’aucun diplôme en droit, et qu’il aurait fait usage de cette pièce dans la procédure.

Au titre des réparations, la partie civile a réclamé la somme de 10 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts, ainsi qu’un million de FCFA pour les frais exposés.

Dans ses réquisitions, le ministère public a estimé qu’un doute subsistait quant à l’infraction de faux et usage de faux reprochée à Walid. En revanche, il a retenu les faits de diffamation contre Joël et la complicité de diffamation contre Walid. Il a requis à leur encontre une peine de 12 mois d’emprisonnement et une amende ferme de 500 000 FCFA chacun.

Dans son verdict rendu le 9 mars 2026, la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I a renvoyé Walid des fins de la poursuite pour faux et usage de faux, au bénéfice du doute.

Le tribunal a, en revanche, déclaré Walid et Joël coupables des faits de diffamation. Ils ont écopé chacun de 12 mois de prison avec sursis et à une amende ferme de 500 000 FCFA.

Sur l’action civile, la constitution de la partie civile a été jugée partiellement fondée. En conséquence, les deux ont été condamnés solidairement à verser la somme de 1 million de FCFA à titre de dommages et intérêts, ainsi que 500 000 FCFA pour les frais exposés.

Source: Zoodomail.com

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