Courant l’année 2025, une dame s’est rendue dans un commissariat de la ville de Bobo-Dioulasso pour déposer une plainte pour vol de son vélomoteur. Cette dernière avait garé son engin hors d’un parking et, à sa sortie, elle a constaté que la moto avait été volée.
Dans le cadre de leurs investigations, les enquêteurs ont arrêté un jeune homme, Aliou (nom d’emprunt), âgé d’une vingtaine d’années, vers le quartier Bobo 2010. Il est suspecté d’être l’auteur du vol.
Conduit au commissariat, le mis en cause reconnaît les faits. Devant le procureur qui l’a interrogé dans son bureau, il dit avoir effectivement soustrait la motocyclette à l’insu de son légitime propriétaire.
Le dossier a été très rapidement examiné lors de l’audience du 03 février 2026 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, les faits n’ayant jamais été contestés.
À la barre, Aliou reconnaît encore les faits. Il a expliqué aux juges son mode opératoire :
« Mon ami est parkeur de motos. Je passais par là un jour. J’ai aperçu une moto garée hors du parking. J’ai profité de l’inattention du propriétaire pour la voler », a déclaré le prévenu à la barre du tribunal.
Après ses explications, le tribunal le questionne :
— Que vouliez-vous faire de la motocyclette ?
« Je voulais la vendre », dit-il.
Les retranscriptions du procès-verbal du dossier ont précisé que le vol a eu lieu vers la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso.
Le parquet n’a pas posé de questions au prévenu. Il s’est plutôt prononcé sur sa personnalité pour décrire le profil du prévenu.
Aliou a déjà été condamné en 2022 pour vol d’un ordinateur portable. Il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de 2 ans ferme et de 3 ans avec sursis.
Pour le parquet, après avoir volé un ordinateur portable hier et aujourd’hui une motocyclette, l’on se demande ce qu’il va voler demain.
C’est pourquoi le ministère public a requis sa condamnation. Il a demandé au tribunal de le maintenir dans les liens de la prévention, de le condamner à 2 ans de prison et de révoquer le sursis de 3 ans, soit un total de 5 ans ferme, ainsi qu’à une amende ferme de 1 000 000 F CFA.
Le tribunal décidera de son sort le 27 février 2026.
Source : Justice Infos Burkina
Espoir info


