Les autorités guinéennes ont interpellé 1 263 personnes de différentes nationalités, dont des Burkinabè, dans le cadre d’opérations lancées contre l’exploitation anarchique et illégale de l’or sur leur territoire. Selon un communiqué conjoint des ministères guinéens de la Défense nationale et de la Sécurité et de la Protection civile, publié le 7 novembre 2026, les personnes concernées ont été conduites à Conakry pour les besoins de la procédure.
Le document indique que ces personnes sont de nationalités guinéenne, burkinabè, malienne, togolaise, nigériane, ivoirienne et ghanéenne. Elles sont présentées par les autorités guinéennes comme des personnes « récalcitrantes » aux mesures d’interdiction de l’exploitation anarchique de l’or dans la région administrative de Siguiri.
Les autorités guinéennes précisent que les officiers de police judiciaire de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale procèdent actuellement aux auditions des personnes interpellées. À l’issue de cette étape, les intéressés seront déférés devant les juridictions compétentes, « conformément à la loi ». Elles assurent également que leurs droits et leur dignité seront respectés tout au long de la procédure.
Le communiqué fait aussi état de sanctions visant des responsables administratifs guinéens. Vingt-deux administrateurs territoriaux, dont quatre préfets et dix-sept sous-préfets de la région de Siguiri, ont été relevés de leurs fonctions. Par ailleurs, 479 présidents de district et de quartier ont été limogés par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Selon les autorités, ces responsables sont poursuivis et mis à la disposition de la justice.
Lire aussi : Burkinabè fuyant la Guinée: une 1ère vague de 3.400 personnes transportées par 48 cars accueillis à Bobo-Dioulasso
Les opérations ne se limitent pas à Siguiri. Elles se poursuivent également à Mandiana, Kérouané et Kouroussa, ainsi que dans les autres localités confrontées à l’exploitation illégale des ressources aurifères. Les autorités guinéennes préviennent que toute personne, quelle que soit sa nationalité, qui exploite illégalement les ressources du pays sera traduite en justice.
Les autorités burkinabè ont organisé, depuis quelques jours, le rapatriement de tous leurs ressortissants depuis le Mali. Dans la nuit du 7 au 8 Novembre 2026, plusieurs cars transportant des ressortissants burkinabè sont arrivés à Bobo Dioulasso. Le ministre de la solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré assure que des mesures de réinsertion professionnelle et de scolarisation sont pensées pour accompagner ces Burkinabè rapatriés de la Guinée.
Lire aussi : Rapatriement des Burkinabè de Guinée: des perspectives de réinsertion professionnelle annoncées
Le communiqué des autorités guinéennes ci-dessous :


Espoir info


