Une première vague de 3.400 Burkinabè expulsés de la Guinée pour « orpaillage illégal » ont été transportés à Bobo-Dioulasso par 48 cars, selon des chiffres officiels, ce samedi 7 novembre 2026 qui estime à 50.000 personnes, le nombre total de Burkinabè fuyant le pays de Sékou Touré en direction de la frontière malienne.
Le vendredi 06 novembre 2026, une délégation gouvernementale, mandatée par le camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’Etat, a accueilli, au Stade Omnisport de Bobo-Dioulasso aux environs de 21 heures, le tout premier convoi des burkinabè rapatriés du Mali après leur expulsion de la Guinée.

Elle était composée du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le camarade Pr Adjima Thiombiano, de la Camarade Lieutenant-Colonel Passowindé Pélagie; Kaboré/Kabré, ministre de la Solidarité et de la Famille, du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, la camarade Annick Pickbougoum/Zingué Ouattara et des camarades Pr Moumouni Zoungrana et Jacques Sosthènes Dingara, respectivement ministres en charge de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement de Base. La délégation était accompagnée du Gouverneur de la Région du Guiriko, la camarade Mariama Konate/Gnanou.
Ce sont au total 48 cars transportant 3.400 personnes qui sont arrivés à Bobo-Dioulasso en provenance du Mali avec cette première vague. Ces jeunes ont été contraints de quitter la Guinée suite à la décision des autorités de ce pays de suspendre l’exploitation artisanale de l’or. « Nous rendons grâce à Dieu, ces 3.400 personnes sont rentrées à bon port », se réjouit le ministre de la Famille et de la Solidarité.

Face à ces jeunes, les membres du gouvernement remontent le moral et les rassurent : tout sera mis en place pour leur prise en charge et c’est ce qui justifie cette mobilisation du gouvernement pour les accueillir. « Nous sommes venus sur instructions du Président du Faso, assister à l’arrivée du premier convoi revenu de Bamako avec nos compatriotes », a indiqué le Lieutenant-Colonel Passowindé Pélagie Kaboré/Kabré.
Sur place, ils ont été vite pris en charge grâce à un dispositif d’accueil mis en place par le Conseil régional de secours d’urgence et de réhabilitation.

Cet accueil consiste d’abord, à faire un check sécuritaire, ensuite un check sanitaire qui permet de prendre en charge les cas de maladie et de blessés et enfin une prise en charge psycho-sociale. « Au niveau de la zone de prise en charge psychosociale, il y aura le profilage et bien-sûr, on va essayer de leur trouver de petites commodités pour leur permettre de se reposer avant de pouvoir continuer…Les mineurs seront retenus mais les jeunes adultes vont être enregistrés et chacun pourra rejoindre sa famille », a précisé le ministre.

Et ce n’est pas tout. Le gouvernement propose des solutions de relèvement à travers le retour des enfants mineurs à l’école, la réinsertion socioprofessionnelle pour ceux qui vont opter pour la formation professionnelle. Il compte également ouvrir les portes des universités aux jeunes titulaires de BAC, pour leur permettre de poursuivre leur cursus universitaire, a expliqué le ministre chargé de la solidarité.
DCRP-MESRI
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