TGI Ouaga II : un pasteur condamné à 11 ans de prison pour viol aggravé et autres infractions

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II a condamné, vendredi 28 août 2026, Moumouni Ibrahim, dit Pasteur Guillaume alias le Patriarche, à 11 ans d’emprisonnement et à une amende d’un million de francs CFA. Il était poursuivi pour plusieurs infractions, dont le viol aggravé, la tentative de viol aggravé, le harcèlement sexuel et l’escroquerie.

Dans un compte rendu d’audience rendu public le 28 août 2026, le Parquet du Procureur du Faso près le TGI Ouaga II rappelle que l’affaire avait débuté après une plainte déposée contre le fondateur de l’« Église Tabernacles des fils du Royaume des Cieux ». Une enquête avait alors été ouverte à la suite d’accusations selon lesquelles il aurait usé de sa position d’homme de Dieu pour contraindre certaines de ses fidèles à entretenir des relations sexuelles avec lui.

Selon le Parquet, les accusations portaient notamment sur l’usage de subterfuges et de menaces ouvertes d’attenter à la vie des victimes. Il lui était également reproché d’avoir obtenu, dans les mêmes circonstances, diverses sommes d’argent au préjudice de la plaignante et d’autres victimes.

Les investigations avaient conduit à son arrestation et à l’ouverture de poursuites devant la Chambre criminelle du TGI Ouaga II pour des faits de viol aggravé, tentative de viol aggravé, complicité d’outrage public à la pudeur, esclavage sexuel, harcèlement sexuel, menaces sous condition, escroquerie, abus de faiblesse et blanchiment de capitaux.

À l’issue du procès, la juridiction l’a reconnu coupable de viol aggravé, de tentative de viol aggravé, de harcèlement sexuel, de menaces sous condition, d’escroquerie et d’abus de faiblesse. Elle l’a condamné à 11 ans de prison, assortis d’une amende ferme d’un million de francs CFA.

La Chambre criminelle a également prononcé son interdiction définitive du territoire burkinabè à l’expiration de sa peine. Elle l’a, en outre, condamné à verser 21 millions de francs CFA à deux victimes constituées parties civiles.

Le tribunal a par ailleurs fixé à douze mois la contrainte judiciaire en cas de non-exécution des condamnations pécuniaires et ordonné la confiscation au profit du Trésor public des biens placés sous scellés.

Dans son compte rendu, le Parquet du Procureur du Faso félicite l’ensemble des acteurs judiciaires ayant contribué au traitement de cette affaire, depuis l’enquête de police judiciaire jusqu’au jugement. Il encourage également les populations à dénoncer les infractions aux autorités compétentes.

Lire aussi ➡️ Burkina : un pasteur placé en garde à vue pour des faits présumés de viols et escroquerie

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