Madou (nom d’emprunt),32 ans, cultivateur domicilié à Noumoudara et père de deux enfants, vit en union libre avec deux femmes. Il comparaissait devant la chambre criminelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le 09 février 2026, pour répondre des faits de viol aggravé sur une fillette de 13 ans.
Le 24 septembre 2025 à Noumoudara, pendant que chacun vaquait librement à ses occupations, Madou cultivateur de son état peaufinait autre chose. Loin des regards il va enlever de force Orokia, une mineure de 13 ans en vue de lui imposer un mariage ou une union. Il ressort des faits que la fillette vivait à Ouagadougou. Entre temps, son père décède. Elle se rend de ce fait au village pour assister aux obsèques. C’est ainsi que Madou la rencontre et sollicite son contact, disant qu’il allait lui proposer à son petit frère qui vivait en Côte d’Ivoire. Finalement, lors de leur rendez-vous, la promesse de Madou ne sera pas tenue. Il tombe lui-même amoureux de la fillette qu’il conduit chez lui à domicile aux environs de 20 heures. Ce dernier l’a força à avoir des rapports sexuels avec lui. L’affaire sera par la suite judiciarisée, et le mis en cause sera interpellé en octobre 2025 puis déféré devant le parquet. Après son audition par le procureur Madou est poursuivi pour des faits de rapt et de viol aggravé.
À la barre, l’accusé reconnaît les faits
« C’est moi qui ai commis ces faits. La fillette me plaisait beaucoup. Elle m’a dit qu’elle va repartir à Ouagadougou. Moi, je ne voulais pas la perdre .C’est pour cette raison que j’ai procédé ainsi. Je l’ai fait venir chez moi à domicile et j’ai entretenu des rapports sexuels avec elle sans son consentement », a laissé entendre l’accusé à la barre.
-Où a eu lieu exactement les faits? Demande le juge.
» Chez moi à la maison « , a t-il précisé.
-Vers quelle heure ?
« La nuit », a-t-il dit.
-Combien de fois vous avez effectué des rapports sexuels avec la victime ?
« Trois fois dans la même nuit » , a affirmé l’accusé.
-Est -ce qu’elle a aimé ce jour-là ?
« Non, elle ne voulait pas. Je l’ai forcée », a-t-il répondu.
-A-t-elle pleuré ou crié?
« Oui , elle pleurait », a-t-il confirmé.
Le parquet pose une question à l’accusé de savoir s’il connaissait son statut en termes de maladies sexuellement transmissibles?
L’accusé répond par la négative.
La version de la fillette
« Je suis rentrée au village pour les obsèques de mon père.. Madou m’a rencontrée, m’a fait venir chez lui la nuit et m ‘a contrainte à entretenir des rapports sexuels avec lui », a-t-elle relaté. Pour l’avocat de la victime, » la fille est mineure. Et lorsque nous avons regardé son âge nous avons été choqué ». Au titre des réclamations, il a demandé le remboursement des frais médicaux qui s’élèvent à 500 000 F CFA. S’agissant du préjudice moral subit par la fillette, ses parents n’ont pas demandé réparation.
Réquisitions
Le parquet a estimé que les faits sont amplement caractérisés et qu’il y a lieu de condamner le prévenu. Dans ce dossier, le procureur n’a retenu aucune circonstance atténuante pour l’accusé. Le ministère public a alors requis la peine d’emprisonnement de 20 ans et une amende de 2 000 000F CFA, le tout ferme.
L’avocat de la défense a plaidé la clémence du tribunal à l’égard de son client.
L’accusé en son dernier mot demande pardon.
Le verdict sera connu le 23 février 2026.
Source: L’Express du Faso
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