La chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, statuant en matière correctionnelle, a jugé, le vendredi 21 août 2026, le dossier de Onback (nom d’emprunt), âgé de 23 ans, résidant au quartier Ouezzin-Ville de Bobo-Dioulasso.
Selon les faits relatés, il est poursuivi pour détention de cannabis pour la consommation personnelle et la vente à autrui pour consommation également.
𝗗𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝗮𝗽𝗿è𝘀 𝘂𝗻 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗴𝗮𝗹𝗮𝗻𝘁
À la question du tribunal :
– Est-ce que la police vous a interpellé avec de la drogue ?
– Oui, répondit-il.
– Vendez-vous de la drogue ?
Il a laissé entendre qu’il ne vendait pas de stupéfiants.
Invité par le Tribunal à revenir lui-même sur les faits, Onback a affirmé qu’il revenait de chez sa copine à minuit et qu’il avait ramassé un sac sur la route. En rentrant, la police l’a arrêté, lui demandant de présenter sa pièce d’identité, ce qu’il a fait. Ils ont ensuite procédé à la fouille systématique du sac.
– Avez-vous dit à la police, sur place, que vous aviez ramassé le sac ?
– Non.
Selon les déclarations de Onback, la Brigade anti-criminalité (BAC) l’a arrêté vers la station Shell de Ouezzin-Ville et a retrouvé quelque chose qu’il ignorait à l’intérieur du sac.
𝗨𝗻𝗲 𝗳𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗻𝘁𝗶𝘁é 𝗱𝗲 𝘀𝘁𝘂𝗽é𝗳𝗶𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃é𝗲
Dans ses observations, le procureur a laissé entendre que le prévenu a été saisi par la BAC de Dafra et que les agents ont procédé à un contrôle strict. Ce qui a conduit à retrouver 24 boules de drogue dans le sac qu’il tenait.
𝗟𝗲𝘀 𝗳𝗮𝗶𝘁𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝘂𝗹𝗲𝘂𝗿
Dans ses réquisitions, le parquet a estimé que, devant la police comme lors du procès, ce dernier a laissé entendre qu’il avait ramassé le sac. Pour ce faire, il possédait de la drogue, mais refuse de reconnaître la vente des stupéfiants à autrui dont il est poursuivi. Et aucun élément à leur niveau ne prouve jusque-là que le sac appartient réellement à Onback.
Il a, à cet effet, requalifié les faits reprochés à Onback en faits d’appropriation frauduleuse de la chose d’autrui.
Il a poursuivi dans ses propos qu’un citoyen qui ramasse quelque chose qui ne lui appartient pas doit approcher les autorités communales ou aller le déclarer au commissariat, par exemple, et que ces derniers utiliseront des moyens pour pouvoir remettre la chose à qui de droit.
𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗰𝘂𝗿𝗲𝘂𝗿 𝘀𝗲𝗻𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲 𝗹’𝗮𝘀𝘀𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝗰𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗰𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁
Il a demandé qu’à partir du 21 août 2026, chacun sache que, même s’il ramasse de l’argent, il doit approcher les autorités compétentes pour confier la somme afin qu’on puisse procéder par des voies fiables pour la remettre à qui de droit.
Il a souligné que ceux-là qui ramassent des choses et sautent de joie commettent des infractions sans le savoir. Mais celui qui refuse de comprendre la leçon pourrait un jour se retrouver certainement face au même tribunal, plongeant l’assistance dans les rigolades.
𝗟𝗲𝘀 𝗿é𝗾𝘂𝗶𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝘂 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲̀𝗿𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰
Pour terminer, le parquet a demandé au Tribunal de déclarer Onback coupable des faits d’appropriation frauduleuse de la chose d’autrui et a requis deux mois d’emprisonnement et une amende de 250 000 FCFA, le tout assorti de sursis. Il a également demandé la confiscation des 24 boules pour des fins de destruction.
𝗟𝗮 𝗱é𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗧𝗿𝗶𝗯𝘂𝗻𝗮𝗹
Le Tribunal, statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, a requalifié les faits en appropriation frauduleuse de la chose d’autrui, l’en a déclaré coupable et l’a condamné à une peine d’emprisonnement de deux mois, dont un mois ferme, ainsi qu’à une amende de 250 000 FCFA avec sursis. Il a également ordonné la confiscation des 24 boules pour destruction.
Source: Justice Infos Burkina
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