Le Burkina Faso vient de franchir une nouvelle étape dans la réforme de son dispositif pénal. Réunis en séance plénière le mardi 20 octobre 2026, les 71 parlementaires de l’Assemblée législative du peuple (ALP) ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant relecture du Code pénal, avec notamment la réintroduction de la peine de mort.
Défendu au nom du Gouvernement par le ministre de la Justice, Maître Edasso Rodrigue Bayala, le texte porte modification de la loi n°025-2018/AN du 25 mai 2018 portant Code pénal au Burkina Faso. Selon le service de communication du ministère de la Justice, cette réforme vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens.
La nouvelle loi introduit plusieurs innovations destinées à adapter le dispositif pénal aux exigences de protection de la société et de lutte contre les différentes formes de criminalité. Parmi les changements annoncés figure le rétablissement de la peine capitale, supprimée du droit pénal burkinabè en 2018 lors de l’adoption du précédent Code pénal.

La peine de mort avait été abolie pour les crimes de droit commun le 21 juin 2018, avec la promulgation du Code pénal adopté le 31 mai de la même année. Son rétablissement dans le cadre de cette nouvelle relecture marque donc un changement important dans la politique pénale du pays.
Par cette adoption unanime, le Gouvernement entend, selon le ministère de la Justice, disposer d’un cadre juridique mieux adapté aux exigences de sécurité et aux aspirations de la population. Les modalités précises d’application de la peine capitale et les infractions concernées ne sont toutefois pas détaillées dans les éléments communiqués. Toutefois, le ministère assure qu’il reviendra sur les principales innovations de cette loi.
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