O.T est poursuivi pour coups et blessures volontaires contre trois jeunes femmes avec qui il partage le même village.
Dans le même temps, il lui est reproché d’avoir détenu une arme à feu de calibre 12 sans autorisation préalable et d’avoir détruit volontairement des biens de ses victimes en l’occurrence des téléphones portables.
Le prévenu était donc face à la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Dédougou, le mardi 1er septembre 2026 pour répondre des faits en question.
Les événements se sont déroulés à Yasso dans la province des Banwa, le 5 août 2026.
Le prévenu aurait procédé à la destruction des plants de cultures de ses victimes avant de leur administrer des coups à l’aide de pioche et de hache. Ces mêmes outils ont servi à détruire les appareils téléphoniques des victimes.
Il a résulté de ces violences infligées à ces dernières des incapacités de travail allant jusqu’à 90 jours. Au fond, un problème foncier opposerait la famille des victimes à O.T qui a reconnu partiellement les faits qui lui sont imputés.
Le procureur du Faso a rappelé qu’à la suite des incidents, les trois dames se sont rendues au commissariat central de Solenzo pour porter plainte. C’est ainsi que O.T a été interpelé.
Pour lui, point de doute quant à la constitution des faits à lui reprochés. Et en plus, au regard du fait que les victimes continuent de se soigner et trainent les stigmates béants des violences subies (tête bandée, bras fracturé toujours sous bande, etc.), le parquet a demandé aux juges de garder le prévenu quelque temps en prison pour contribuer un tant soit peu à apaiser la douleur des jeunes dames.
Subséquemment, le ministère public a requis une peine d’emprisonnement de 24 mois dont 12 mois ferme et une amende de 300 000 FCFA ferme contre la personne mise en cause. Il a aussi requis la confiscation du scellé constitué d’un fusil de chasse de calibre 12.
Dans sa décision, le tribunal a déclaré O.T responsable des faits. Il lui a accordé une condamnation de 24 mois de prison dont 12 mois ferme et une amende de 1 000 000 FCFA dont 500 000 FCFA ferme. Les juges ont aussi entériné la demande de confiscation du scellé. Les intérêts civils ont été réservés.
Source : Sidwaya
Justice Infos Burkina
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