Le Centre National d’Études Stratégiques (CNES), dans sa perspective de déploiement institutionnel, a officiellement lancé le volet formation des missions à lui assignées, ce jeudi 30 avril 2026, à Ouagadougou, à une Journée dédiée aux partenaires. Cette journée vise à transformer l’expertise de l’institution en un levier d’action pour les cadres du pays.
L’objectif principal de cette rencontre était de présenter les nouvelles offres de formation académique et technique du centre, notamment des cycles de Master et des certificats spécialisés. Les organisateurs cherchent ainsi à mobiliser leur vaste réseau de partenaires pour accompagner cette mise en œuvre pédagogique. Selon le Général de brigade Aimé Barthélémy Simporé, Directeur Général du CNES, cette étape est cruciale car « l’année 2026 marque, conformément à son plan stratégique 2025-2027, la mise en chantier de sa mission de formation ».
Le CNES, qui se définit comme une « structure d’aide à la décision, structure d’anticipation stratégique qui a reçu plusieurs missions », entend par là compléter l’offre universitaire existante. Il s’agit plus clairement de renforcer les compétences des hauts cadres civils et militaires en stratégie, en géopolitique et en sécurité nationale. Cette mission répond à l’article 6 du décret de création de l’établissement, qui lui assigne le rôle de fournir les clés de compréhension de l’environnement géostratégique.
L’ambition finale dépasse le cadre académique pour toucher à la souveraineté nationale, selon les explications données par le Général Simporé. Ce dernier a souligné la volonté de « créer une masse critique des citoyens stratégiquement capacités pour construire un Burkina stratège, un Burkina aujourd’hui qui amorce une phase de révolution qui nécessite aussi que nous ayons des citoyens bien conscients des enjeux du monde ».
En formant des décideurs et des citoyens capables de comprendre les intérêts du pays et d’anticiper les crises, le CNES aspire à ce qu’ils deviennent des « acteurs décisifs dans la construction d’un Burkina émergent », clairement en phase avec la nouvelle donne politique du pays.
En effet, le 1er avril 2025, le chef de l’Etat burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, a proclamé la Révolution Progressiste Populaire (RPP), une nouvelle ère politique visant une rupture radicale pour le Burkina Faso. En début avril 2026, le manifeste du capitaine Ibrahim qui soutend la RPP a été lancé. C’est un document de 52 pages prônant la souveraineté, la défense nationale, et le progrès socioéconomique.
Par Espoir Info


